Zootopie, c’est quand enfin Disney se décide à sortir de l’ombre de Pixar. La dernière animation des studios Walt Disney plonge dans une civilisation animale très diverse.

Quoi de plus mignon qu’une lapine bien assurée qui tient tête aux plus féroces prédateurs dans une ville anthropomorphiste où les animaux vivent en parfaite harmonie ?

Judy sort de son terrier pour se rendre à Zootopie, en enfilant son nouvel uniforme d’agent de la loi, car oui, Judy est la première lapine, ou plus exactement la première « proie » à obtenir son insigne de police. À Zootopie, elle explique qu’on peut être ce qu’on veut, une proie ou un prédateur peut aspirer à de grandes choses. Même si la réalité parfois diverge de ces rêves.

©Disney

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Judy Hopps est rigoureuse, persévérante et très douée. Elle a aussi une foi infaillible dans le système et le cœur des gens. C’est pour cela qu’elle va faire confiance à Nick Wilde, un renard (rusé et sournois comme tous les renards, non ?) bien connu pour des petits larcins ou des opérations financières un peu louches. Assignée comme madame Pervenche à la ville, c’est quand le chef lui laisse la chance pendant 48 h de résoudre le plus grand mystère de Zootopie qu’elle va s’associer avec Nick pour découvrir le fin mot de l’histoire, qu’arrive-t-il aux prédateurs qui disparaissent ? Une histoire simple mais solide, qui lie amitié et grandes aspirations. Les voix originales sont doublées par Ginnifer Goodwin (la Blanche-Neige énervante de Once Upon a Time) et Jason Bateman (parfait en vil renard) et on peut dire que le duo atypique fonctionne à merveille.

Plongez dans les grands yeux trop mignons de Judy et toutes les autres mignonneries de Zootopie qui offre tant de boules de poils. En plus, l’humour apparaît de partout, entre les références bien meta aux œuvres mêmes de Disney, ou à la société actuelle. La carotte sur l’iPhone ? Ils l’ont osée ! Les clichés de chaque animaux qu’ils transposent dans la ville réelle comme le clin d’œil à la vitesse d’exécution de l’administration, ils le montrent (vous avez tous vu les clips avec les paresseux) ! Oui, car pour une fois, Disney ne cherche pas à sortir une grande histoire épique concluant sur une morale, cette fois-ci ils distillent de l’humour dans leur histoire épique moins manichéenne que d’habitude malgré le triomphe obligatoire du bien. Les chansons entraînantes de Shakira ajoutent de l’énergie à la BO bien joyeuse déjà.

©Disney

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Le monde de Zootopie est magnifique, que ce soit la savane africaine ou le pôle nord, ou encore la mini-ville des rongeurs. Les couleurs explosent et le spectateur ouvre grand les yeux avec plaisirs sur ces habitats naturels presque retranscrits. Zootopie rattrape un peu le niveau du Voyage d’Arlo, qui était sympathique, mais sans grande ambition. Même l’animation semble plus vivante, et qu’on se le dise, Disney ne se fait plus marcher sur les pieds, ou les pattes.

(P.S. Franchement une bonne surprise. Universal contrattaquera avec Comme des bêtes, on verra ce que ça donne !)