Après une campagne de crowdfunding réussie et trois saisons de bonne tenue, Blue Mountain State, série de SPIKE, réussissait à revivre avec la mise en chantier d’un film !

Depuis le début du mois, nous pouvons découvrir le film Rise of Thadland, suite directe de la série.

Alex Moran est dans sa dernière année, il joue toujours au football à sa façon et enchaîne les beuveries dans la Goat House. Il y a toujours Sammy, la mascotte, Harmon et Donnie les bons potes et Mary-Jo, coincée dans la Friend Zone avec Moran. Thad est devenu un joueur vedette et possède une fortune immense. Quand la Goat House est menacée, le seul moyen de la sauver et de la racheter aux enchères et seul Thad peut le faire. Une seule condition pour qu’il accepte : construire Thadland, un parc d’attractions à son image et à sa gloire.

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Le pitch était plutôt correct, on attendait juste que la série tienne la longueur sur 1h30. Le constat est sans appel, c’est un échec. L’intrigue ne tient pas la route et les personnages sont sacrifiés sur l’autel de l’humour gras et peu profond. Blue Mountain State n’était pas très fin dans l’humour mais dans ce film, c’est tout bonnement mauvais. Sammy n’était pas le plus drôle, et c’est respecté. Thad était le plus drôle et là, c’est un peu plus réussi. On respecte les défauts et les qualités de la série mais Rise of Thadland est peu inspiré. Le Coach n’a aucune utilité et possède deux scènes sans queue ni tête, Randon Randell fait un cameo, Chilo fait coucou, il n’y a donc plus que Alex Moran qui puisse tenir la barre en étant le parfait sidekick de Thad.

Hélas, le film n’a aucune base solide et les scènes s’enchaînent sans lien tenace. On ne comprend pas trop les motivations des personnages à part que cette fête est prétexte à ne rien respecter… pas même la psychologie (!) des personnages. On sent un script avec des bouts d’idées et Thadland est un décor fantasque mais sans poids véritable sur l’intrigue. Le bon point est la relation entre Alex Moran et Mary-Jo qui reste dans les canons de la série et qui apporte les meilleures scènes du film.

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Etait-il alors dispensable de faire un long-métrage Blue Mountain State ? La réponse est oui quand on voit le résultat de Rise of Thadland qui a la saveur d’un teen movie bien tiédasse (le passage en VOD et long métrage permet d’avoir des paires de seins toutes les minutes) . Le football est à peine en filigrane, la Goat House est méconnaissable et les relations entre les personnages ne sont pas celles connues. A trop vouloir faire BIGGER and LOUDER, on accentue les défauts et les qualités et on crée un écart monstrueux dans la qualité. Des séries de 20 minutes sur 90, c’est rarement réussi, Blue Mountain State prouve que vouloir ressusciter la série est une bonne idée quand justement il Y A UNE BONNE IDEE !