« Paris New York » est une exposition de Daniel Torres, qui opère une comparaison entre les deux villes du point de vue architectural. Mais le résultat va bien au-delà de la représentation des bâtiments. Par le choix d’angles très personnels et inédits, ces œuvres donnent à ressentir l’atmosphère des rues de Paris et de New York. L’exposition est visible à la Galerie Glénat jusqu’au 16 janvier prochain. Amoureux de Paris, amoureux de New York, ou des deux, comme moi : il faut y aller sans hésitation.

©Paris-New-York/Daniel Torres

©Paris-New-York/Daniel Torres

On ne peut pas parcourir l’exposition Paris New York sans penser à Hopper. Les œuvres de Daniel Torres rendent hommage à ces deux villes qu’il connaît visiblement par cœur. Le choix des points de vues est excellent et totalement nouveau. On retrouve finalement les villes telles qu’elles se présentent à nous : multiples, colorées. On ne sait parfois plus où donner de la tête.

Concernant New York, Daniel Torres choisir de ne pas représenter les façades dans toute leur hauteur. Au contraire, certaines de ses œuvres nous montrent aussi bien la rue, que d’autres éléments banals (distributeur de journaux, etc.) et quelques étages seulement d’un bâtiment. Encore une fois, c’est ce choix de point de vue qui fait penser à Hopper, que j’ai particulièrement apprécié dans cette exposition.

©Paris-New-York/Daniel Torres

©Paris-New-York/Daniel Torres

©Paris-New-York/Daniel Torres

©Paris-New-York/Daniel Torres

Ma préférence va aux œuvres sur lesquelles on peut apercevoir, l’air de rien, de mythiques monuments tels que la Tour Eiffel ou le Sacré-cœur. Car, à moins de choisir le point de vue qui va bien, on se retrouve souvent lors de promenades à les apercevoir au coin d’une rue alors qu’on ne s’y attendait pas. Et ils n’en paraissent que plus majestueux. Petit clin d’oeil : les connaisseurs reconnaîtront sur le tableau Bedford Street le fameux immeuble de la série Friends !

C’est un fascinant travail entre le réalisme et l’imaginaire que nous propose ici Daniel Torres. Les traits, précis, sont sublimés par les couleurs des bâtiments qui changent selon l’heure du jour ou de la nuit. Comme c’est le cas à Paris comme à New York, on ne voit que très peu le ciel, et encore moins le soleil. Mais ils sont omniprésents sur les façades des immeubles, dont les teintes changent selon la lumière. Superbe !

©Paris-New-York/Daniel Torres

©Paris-New-York/Daniel Torres

A découvrir jusqu’au 16 janvier à la Galerie Glénat, 22, rue de Picardie – 75003 Paris