En attendant Dragons 3 prévu pour 2018 et les romans graphiques, la saison 3 de la série animée (ou la saison 1 de la version Netflix) a proposé une dizaine de récits très inégaux. Verdict.

C’est lors du Wondercon 2015 que Dreamworks a fourni des détails et des images sur la saison 3. Rappelons que les saisons 1 et 2 étaient plutôt divertissantes mais loin d’être du niveau graphique du film.

Les 13 premiers épisodes sur les 52 produits sont proposés depuis le 26 juin sur Netflix France. On y retrouve tout le casting vocal VO et VF des films à savoir Jay Baruchel, America Ferrera, T.J. Miller, et Christopher Mintz-Plasse pour les américains. Comme les deux premières saisons, la saison 3 couvrira aussi les 5 années entre Dragons 1 et 2. Mais cette fois, nous pouvons dater les événements de la saison 3 a un an avant les événements de Dragons 2. Hiccup et Toothless dirigent le Dragon Riders. Ils découvrent au-delà des frontières de Berk le mystérieux « Œil de dragon », un objet ancien rempli de secrets qui va les mener vers de nouveaux territoires où résident des dragons encore inconnus. Malgré tous les efforts pour vendre un produit calibré pour marcher, la série animée est toujours en dessous du niveau des films. Evidemment, la qualité formelle n’est pas comparable mais scénaristiquement, on ne retrouve que trop rarement le caractère épique de l’univers Dragons. Disons le de suite, l’Oeil de dragon  n’apporte rien aux 13 épisodes. A peine, il permet d’étudier un peu les espèces et de découvrir de nouvelles terres mais dans Race To The Edge, Berk est laissé à l’écart et on se retrouve avec la bande de Harold sur une île qui leur sert de QG. Les 5/6 premiers épisodes constituent un petit arc plaisant malgré de très grosses faiblesses dans le scénario comme des blagues qui tombent à plat, des scènes sans lien, sans fond, sans intérêt qui tombent à plat et qui rabaissent clairement la cible de la série animée (qui était déjà basse durant les deux premières).

race to the edge

Malgré tout, les efforts ont été fait pour rendre Krokmou un peu moins fade que durant les deux premières saisons de la série animée. Il a enfin une personnalité même si on est loin, vraiment très loin, de celle des films. Côté personnages, personne n’est laissé pour compte à part Astrid, littéralement effacée et qui se retrouve moins développée que les Jumeaux. Il n’y a guère que le double épisode avec Ingrid (Heather en VO) qui permet de jouer un peu sur l’ambiguïté de la relation Harold / Astrid sans vraiment aller dans un développement important. On notera également un effort sur les scènes d’action, bien fichues et très bien rythmées. Les attaques des dragons son d’une fluidité exemplaire malgré des batailles évidemment moins dantesques que dans les films. D’ailleurs,graphiquement, l’effort a été fait pour faire moins monolithique, on se rapproche de la qualité des longs-métrages sans atteindre l’excellence, c’est une évidence.

Cette première salve d’épisodes est assez moyenne à cause de l’absence d’une vraie menace. La série prend du poids quand elle remet sur le devant de la scène Dagur ou Berk. Le défaut d’une série basée sur un film est qu’elle ne doit jamais tenter d’être aussi bien de peur d’être ridicule (à cause du budget). Cette ambition limitée est très visible et ce ne sont pas les scénarios qui vont rattraper ça. Espérons que les 40 épisodes suivants disponibles d’ici la fin de l’année sauront développer et trouver de la matière dans l’univers vaste de Dragons. Il y a beaucoup à faire. Pour cette fois, c’est un peu raté, avouons-le.