Une saison 1 bien ficelée avait permis à The Last Man On Earth d’être une très bonne nouveauté de la saison dernière. Une saison 2 peut-elle proposer quelque chose de nouveau ?

C’est dans une scène encore bien exagérée que Will Forte et Kristen Schaal ouvrent le bal de cette saison. Aux commandes d’un avion furtif F-117, Phil et Carol vont faire leurs courses, s’en suit un déballage de scènes identiques à celle du pilote avec des personnages en totale liberté, mais à la Maison Blanche.

last man on earth

Pour éviter les redites, l’épisode joue sur des situations connues avec le point de vue de deux personnages. Mais rapidement, les vieux démons resurgissent et Phil et Carol sentent que leurs désirs divergent. Dans une utilisation parfaite de la chanson Paper Planes de MIA, Phil et Carol se retrouvent désormais seuls chacun de leur côté. Il ne faut pas oublier Mike, le frère de Phil joué par Jason Sudeikis, qu’on avait trouvé seul dans une station spatiale. Le coeur de l’épisode est la sensation d’être abandonné et d’être seul. Un seul être vous manque et tout semble dépeuplé. Cette thématique qui se veut dramatique rate un peu le coche dans l’épisode. Il y avait matière à offrir un vrai moment d’émotion avec Mike et son lombric mais un montage cut empêche toute dramaturgie qui aurait fait du bien à la série et aurait donné un peu d’épaisseur bienvenue. Heureusement, en fin d’épisode, une volonté de proposer un horizon assez noir se dévoile, on ressent alors beaucoup de thématiques s’ouvrir. Et on sera curieux de voir comment va être géré la story-line de Mike.

Si la saison 1 semblait aller au bout du concept originel de la série, la force des rapports humains, sociaux et amoureux semble au cœur même de ce début de saison. Last Man On Earth reste toujours la curiosité de cette année. Ce premier épisode est une réussite !