Quatre ans plus tard, la suite directe de Deux mois sans elle de Monica Murphy, est sortie aux éditions Milady le 10 juillet dernier. C’est au tour d’Owen, le petit frère de Fable, de nous raconter ses mésaventures.

Dans Deux mois sans elle, on découvrait Owen, le petit frère de Fable, qui était un jeune homme très touchant et intéressant. Il était donc logique que Monica Murphy en fasse son personnage principal dans un nouveau livre. Quatre ans plus tard raconte comment Owen, arrivé maintenant au lycée, commence à déraper. Il cumule les fêtes, les joints et les filles si bien que ses notes sont en chute libre. S’il ne change pas tout de suite de comportement et qu’il ne rattrape pas tous les cours qu’il a en retard, il sera viré de l’équipe de foot. On le confie donc aux bons soins de Chelsea, une jeune fille brillante, sérieuse et terriblement timide. Ces deux-là, bien que totalement différents, vont rapidement prendre conscience de leur attirance mutuelle.

quatre-ans-plus-tardQuatre ans plus tard est un meilleur roman que Deux mois sans elle dans le sens où l’histoire est bien plus prenante. Les difficultés que rencontrent Owen sont terribles et Chelsea est elle aussi un personnage sombre et attachant. Le lecteur comprend très vite que les choses vont aller plus loin entre eux mais l’histoire est, cette fois-ci, très bien amenée. Si le style d’écriture de l’auteure me fait toujours un petit peu tiquer, il en va autrement de sa faculté à amener de la vraisemblance dans ses romances grâce à des personnages toujours plus complexes.

La mère de Fable et Owen refera son apparition dans ce roman pour concrétiser son but ultime : chambouler la vie de ses enfants. Owen sera directement touché par ce retour maternel et devra faire face à tous ses problèmes. Fable et Drew, quant à eux, seront très présents dans Quatre ans plus tard et seront d’ailleurs bien plus intéressants que dans le livre qui leur était consacré, Deux mois sans elle.

En conclusion, Quatre ans plus tard est une romance sympathique à lire. Les personnages ainsi que leurs histoires personnelles sont très bien créés. Le seul bémol résidera dans l’écriture de l’auteure… ou bien peut-être du traducteur. Un style franchement enfantin qui nous fait penser à l’écriture de romans pour les 12-13 ans mais qui décrit tout de même des scènes érotiques. Perturbant ! La saga de Monica Murphy est cependant intéressante et la véracité de ses histoires en est son point fort.

« Je ne veux pas qu’elle traîne dans les parages trop longtemps. Elle finirait par me demander encore et toujours plus. Elle en réclame toujours d’avantage.

Devant son silence, je lui  lance :

– Qu’est-ce que tu veux ?

Maman tressaille et soupire.

– Très bien. Si tu préfères jouer cartes sur table… J’ai besoin d’argent.

Evidemment. C’est toujours le cas. »