La suite du film sur la vie librement inspirée de celle de Channing Tatum est sortie sur nos écrans la semaine dernière, et non, ce n’est pas un crime de l’avoir apprécié.

Magic Mike a raccroché sa veste de strip teaser pendant trois ans et gère sa boutique de meubles sur mesure jusqu’au jour où ses anciens camarades se pointent pour lui proposer un dernier tour de rodéo à leur manière.

On reprend les mêmes et on recommence, enfin presque. Exit Matthew McConaughey au générique pour raisons financières remplacé par Jada Pinkett-Smith, plus d’Alex Pettyfer pour raisons personnelles, ni de Cody Horn pour profiter d’Amber Heard, tant mieux pour les trois franchement, la troupe des Kings of Tampa s’allège pour mieux se relancer. La danse en envoie toujours, les mouvements fluides et travaillés des artistes accompagnés de l’érotisme propre à leur domaine s’admirent sans question.

Moins d’histoire, moins d’introspection et donc moins lassant, Magic Mike XXL remplace Steven Soderbergh prenant le rôle de directeur de photographie et de monteur, par Gregory Jacobs derrière la caméra. Cela donne plus de performances et cela résume bien la totalité du film, une longue performance sur scène. Il ne cherche même plus à prétendre suivre une histoire, comme dans le 1 où Mike voulait se retirer du métier. Là, se succède un enchaînement de scènes plus ou moins aguichantes qui font passer le temps tel un bon divertissement. A vrai dire, les conversations pseudo philosophiques qui marquent les transitions, paraissent complètement inutiles et auraient mieux fait de laisser la place à d’autres scènes « artistiques » pour jouer à fond la carte du spectacle.
Ensuite, les acteurs s’éclatent, et forcément sur l’écran, cela se retranscrit de partout, et le fait qu’ils soient bien à l’aise dénudés ne plaide pas en leur défaveur. Alors évidemment, la subtilité ne décrit pas ce long-métrage, mais cela ne l’empêche pas d’offrir un bon moment musical et dansant. Beaucoup de chair exposée, de muscles et de testostérone, les spectateurs se réjouissent à la vue de ces boy toys. Qu’on juge les talents d’acteur de Channing Tatum, très bien, mais il faut lui reconnaître que depuis ses débuts, il s’est vraiment amélioré et arrive à trouver un bon rythme comique. De toute façon, quand Matt Bomer s’est mis à pousser la chansonnette, la qualité du film était assurée (objectivité zéro).

©WarnerBros

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Magic Mike XXL assume à 100% son aspect bonbon pour les yeux pour le public féminin (petite parenthèse pour dire que les chorégraphies demandaient beaucoup d’action de la part de la « cliente », et effectivement, visuellement le résultat était assez impressionnant, mais tout de même bien trop sophistiqué pour que ce soit réaliste, non ?) et gay masculin, et chope même quelques caméos qui en feront sourire plus d’un, que ce soit Andie MacDowell, Michael Strahan ou même Elizabeth Banks. En tant que suite, on passe à nouveau un moment agréable avec des personnages un peu lisses, mais plaisants à regarder. Et s’ils continuent encore l’histoire, pourquoi pas ?!

(P.S. : Avec un sujet tel que le strip tease, je ne doute pas un seul instant que le mot misogynie apparaisse, mais ce serait chercher l’interprétation trop loin.)