Depuis des mois, cette rubrique attendait d’être relancée. Avec un tweet qui a agité les cinéphiles, François Aubel a pointé du doigt un faux débat.

François Aubel est le rédacteur en chef de la rubrique culture du Figaro, un monsieur respectable donc. Sauf qu’il a pondu un tweet qui a réveillé la twittosphère. Aubel a pris de haut le public de Vice-Versa, la partie adulte, ceux qui vont voir le film car ils sont INTÉRESSÉS par le film.

Retweets en masse et branle-bas de combat des plus créatifs qui ont réussi à réagir astucieusement.

 

Le pire a été la réponse délicate d’Aubel qui se justifie en parlant de la qualité du film, ce qui n’a strictement rien à voir avec la polémique. Il parle de cible du film pas de qualité. Il y va même de la relance de la critique du Figaro et de sa propre critique en disant qu’il a le droit de ne pas aimer. Sidérant est le mot.

On ne peut donc pas aller voir un film sans connaître la filmographie du réal pour comprendre sa démarche ? On ne peut pas voir un film en noir et blanc si on n’a pas vécu à cette époque ? Un film d’animation n’est pas un film Disney des années 60. Un film d’animation est un genre à par entière, grandement et justement évalué comme une pierre angulaire de toute éducation de nos jours. Pixar a mis le film d’animation à un niveau rarement atteint comme le fait depuis de nombreuses années Myazaki. Les films d’animation sont une nouvelle manière de parler de l’être humain et de ses failles chez Pixar. Tendre, intelligent, beau, profond, chaque film Pixar possède une lecture bien plus grande qu’Aubel semble le penser. On excuse un tweet maladroit, on doute qu’un rédacteur en chef de la rubrique culture soit si peu réceptif aux messages de ces films d’animation qui touchent un public bien plus large qu’ils ne croient.