Depuis quelques épisodes The Flash s’amuse avec nos nerfs. Tantôt jouissive, tantôt divertissante mais souvent bancale, la série se Smallvillise dangereusement.

Avec ce All-Star Team up, ne nous attendons pas à un épisode dantesque. Felicity et Ray arrivent à Star Labs. Ce petit crossover sympathique est un prétexte pour redynamiser un peu le show (qui n’en a pas foncièrement besoin). Comme pour le premier crossover, la venue n’est pas justifiée ou justifiable et les invités seront évidemment la clé de la résolution de l’intrigue. Toujours est-il que cet épisode navigue entre une enquête un peu faiblarde et du soap encore mal dosé.

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©CW

On apprend qu’Eddie et Iris n’ont pas couché depuis deux semaines, que Barry a du mal à refaire confiance à Wells, que le trio Eddie / Joe / Flash fait un beau boulot contre les malfrats et que Cisco a des visions. Alors oui le trio fonctionne bien dans un prégénérique très très sympathique au demeurant. Oui Barry a une psychologie cohérente mais très mal menée par un Grant Gustin assez peu juste, on se demande s’il est malade ou s’il est gêné. Dans un épisode où il subit un choc corporel, c’est assez dommage de ne plus saisir ce qui lui arrive. Oui, le couple Iris / Eddie renvoie aux grandes heures des couples maudits avec l’identité secrète de l’un cachée à l’autre, sauf qu’ici, ça ne fonctionne pas. Les scénaristes choisissent les soupçons de tromperie pour seul moteur d’intrigue. Bien maigre dans le contexte d’une série qui a su nous surprendre par des choix plus frais…

Restent deux choses importantes. L’intrigue de cette Queen Bee tient sur un bout de papier et semble reléguer au second plan. L’épisode s’attarde vraiment plus sur les états d’âme des personnages avec notamment la présence de Ray Palmer / The Atom (Brandon Routh, dont on notera une belle référence à son rôle dans Superman Returns) qui redistribue les cartes des interactions (avec une Felicity toujours aussi fun). Des minutes facilement comblées et qui rendent l’épisode faussement consistant.

L’autre chose est la façon de réintroduire le cas Reverse Flash avec Cisco qui se souvient de sa rencontre fatale avec le Reverse Flash. L’idée sort de nulle part, ce Deus Ex Machina ne permet pas de voir ça comme une idée audacieuse. On comprend alors l’utilité de l’épisode 1×15 qui prend tout son sens. On introduit des intrigues qu’on efface quelques minutes plus tard… pour les reprendre comme base pour un épisode futur. Pas idiot.

Tout cela n’empêche pas l’épisode de rester très regardable avec une série généreuse et sans prise de tête.