Disney lance sa vague de live action en démarrant fort avec l’un de ses classiques favoris.

Tout le monde connait l’histoire de Cendrillon, dans le meilleur comme dans le pire, que ce soit la version de Disney ou l’originale de Charles Perrault, et même si ce remake ne se démarque pas par son originalité, d’autres atouts le rendent divertissant.

La bande-annonce suffit à annoncer la couleur du film, la touche Disney se sent à des kilomètres sans pour autant atténuer l’anticipation qui entoure le film. Cendrillon garde la fraîcheur de Disney, tout en réinventant l’une de ses « princesses » les plus emblématiques. A voir en famille, petits et grands s’émerveillent devant les robes plus délirantes les unes que les autres, et s’étonnent devant la finition de la robe de bal (pourquoi ?!), rient devant les singeries des demi-sœurs et espèrent tout le bonheur du monde pour la jeune Ella. Les effets spéciaux renforcent la magie de l’histoire, et même si les incrustations passent mal parfois et que l’animation des animaux ne parait pas aussi naturelle qu’on le souhaiterait, l’ensemble est plus que satisfaisant visuellement parlant. Alors oui, forcément, c’est cliché puisqu’on reste dans du Disney et une histoire de princesse, mais ce n’est certainement pas pour apprendre le dénouement qu’on va voir ce genre de films…

©Disney

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Très loin de Thor ou de son Ryan Initiative, Kenneth Branagh revient aux sources de sa renommée, le classicisme. Qui de mieux alors pour un conte de fées ? Le travail brille de propreté, Shakespeare lui-même complimenterait le décor, et les spectateurs remercient Chris Weitz d’avoir retranscrit le conte en réussissant à donner de la profondeur aux personnages, comme celui de la marâtre portée par une Cate Blanchett sans états d’âmes (un choix de casting ingénieux, la seule non-Anglais d’ailleurs), ou ceux des demi-sœurs qui ajoutent la dose de bouffonnerie nécessaire. A vrai dire, même Cendrillon est doté d’une nouvelle personnalité un peu moins niaise et moins victimisée que son modèle. Récemment, Into the Woods a proposé une certaine Cendrillon très moderne sous les traits d’Anna Kendrick, et quelque part, malgré toute l’affection que je porte à cette petite, Lily James me semble beaucoup plus pertinente dans le rôle. Elle dégage une innocence et une véritable gentillesse (sois courageuse et gentille) de « princesse Disney » si je puis me permettre, quand Kendrick fait plus « girl next door ». Certes, en 2015 ce concept de la bonne poire semble dépassé, mais le monde ne tournera pas plus mal si les gens se montraient un peu plus gentils entre eux… Et dans notre monde cynique, quoi de mieux pour réchauffer le cœur qu’une histoire de vie et d’amour sincère et touchante ?

Bref, Cendrillon n’est pas le film de l’année, mais pour un moment sympathique avec un bon message d’espoir, il vaut la peine d’être vu. Attendons de voir ce que vont donner les futurs La belle et la bête ou encore Mulan… au secours.

(P.S. : Mon plus grand regret ? Ne pas avoir fait chanter une seule chanson du dessin animé… Et certainement ne pas pu avoir profité plus longtemps de Hayley Atwell à l’écran. Et comme quoi la sphère des acteurs anglais est minuscule, rien que dans ce film, il y a deux acteurs de Game of Thrones et deux de Downton Abbey…)