Mercredi en salles, les péripéties de ces seniors dans la ville rose de Jaipur font toujours d’Indian Palace un feel-good movie.

Le Best Exotic Marigold Hotel (à lire avec un accent indien s’il vous plaît) remplit sa part du contrat, ses clients manifestent leur contentement en devenant des résidents permanents, Sonny ne pourrait pas être plus heureux puisqu’il prépare son mariage avec Sunaina, le soleil brille à Jaipur. Du coup, Sonny (un Dev Patel hyperactif) souhaite s’étendre, quoi de plus logique pour un jeune entrepreneur ? Avec l’aide de Mrs Donnelly (Dame Maggie Smith aussi sarcastique que sa comtesse douairière), ils vont partir à la recherche d’un financement américain. Et pour cela, l’hôtel va subir une évaluation d’un mystérieux inspecteur. Deux nouvelles têtes rejoignent donc la joyeuse bande de petits vieux énergiques en les personnes de Richard Gere et Tamsin Greig.

Gere fait un peu tâche dans le casting et ne rajoute rien d’intéressant. Il joue l’Américain un peu beau gosse comme tous ses rôles de comédies romantiques… Mais punaise, quel coup de vieux ! Quant à Greig, elle apparait tellement peu qu’on finit par l’oublier… Au final, se contenter du casting original suffisait amplement. En fait, les relations les plus attachantes restent celles entre Dame Judi Dench et Bill Nighy, et encore plus parce que pour une fois, ce n’est pas l’homologue masculin qui se trouve une bimbo plus jeune. Dans leurs classes anglaises, leur amitié (et plus si affinités) tangible, cette timidité propre aux premiers émois, leur couple est tout simplement trop chou. Avec l’âge, on a besoin aussi d’être rassurés dans un couple, c’est ce qui arrive à Norman et Carol. Après, avec l’expérience, on peut se permettre de dire certaines choses sans que les gens ne s’offusquent, et ils en profitent ! Puis ils abordent des thèmes très modernes.

©20th Century Fox

©20th Century Fox

Indian Palace : Suite Royale n’a lieu d’être et ne fonctionne que parce que ce sont des acteurs britanniques. La sphère des acteurs anglais symbolise bien le « tout le monde se connait », et à l’écran, leurs retrouvailles transparaissent comme des vacances entre amis de longue date. Ils traînent leur vécu, et chacun avec sa personnalité arrive à démarrer une seconde vie. La retraite n’est pas la fin ! Le premier opus amenait la nouveauté, celui-ci permet de mieux développer les personnages. Alors oui, c’est très gentillet, mais bon sang, ces sexagénaires (et plus) ont tellement de talent que ne plus les voir serait une perte ! Dans la veine du précédent, c’est guilleret tout en gardant à l’esprit que le temps leur est compté. Petite mention à la fin du film, où Maggie Smith dit des choses très justes par rapport à la vieillesse, la solitude, la peur d’être oublié… On visite un peu l’Inde et ses spécialités en passant par la danse obligatoire, même si ça manque un peu de gastronomie…

(P.S. : Rendez donc visite à vos grands-parents, ça leur fera plaisir.)