Nouvel épisode de The Walking Dead avec (peut-être) une amorce de quelque chose de nouveau !

ATTENTION SPOILER TRANSITIONNEL

Dans l’épisode précédent, le petit groupe, déprimé par les morts, la fatigue, le désespoir, l’usure qui l’entourent, était au bord du gouffre, avec peu de provisions. A la fin de l’épisode, un dénommé Aaron leur dit qu’il est un ami et qu’il a de bonnes nouvelles…

A présent, donc Rick accueille ledit Aaron avec beaucoup de méfiance, surtout après que celui-ci leur annonce qu’il est membre d’une communauté où tout le petit monde sans exception pourrait vivre…

Une question, une seule : What is the point ? Où The Walking Dead veut-il en venir ? Après 5 saisons, on a toujours pas la réponse. 5 saisons de personnages, de dialogues, de scénarios, et surtout de cliffhangers qui vont dans tous les sens, semblant s’engager sur une voie puis sur une autre. Un peu comme ses personnages en sorte. Mais il est frustrant de ne toujours pas avoir trouvé quelque chose de général qui se dégageât de cette série. Le plus ennuyeux est surtout le fait que tout ce qui pourrait constituer un bon aspect est coupé en plein vol pour se vautrer plutôt dans une sorte de manichéisme bas du front, où au final on se retrouve avec un côté bien, mais surtout faut pas montrer qu’il est trop beau parce que personne n’est parfait, et un côté méchant avec les zombies et quelque fois des mecs franchement méchants comme les cannibales de début de saison, qui vont faire que même si y a des gênes imparfaits chez les membres du bon côté, eh bah y aura toujours pire en face. En ce sens, l’épisode de la semaine est assez significatif, mais d’une manière particulière, puisque c’est entièrement centré sur Rick qui veut instaurer ce manichéisme. Pas du tout convaincu par le nouveau venu, il lui colle d’abord un bon crochet du droit, avant de montrer la plus grande méfiance et toute la plus mauvaise volonté du monde. Alors très bien, mais pourquoi ne pas un peu plus exploiter le filon ? Parce que tant qu’à mettre un personnage qui a les mêmes intentions qu’un Gouverneur en début de règne, tant qu’à refaire encore une fois un schéma pas original, autant l’améliorer. Ah là là, le schéma descriptif de The Walking Dead comme quoi c’est une saison / un lieu n’a jamais été aussi vrai…

©AMC

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Et puis non. Pas une seule tentative, par exemple, d’aller un peu plus explorer la psychologie d’un personnage qu’on croyait presque réduit au rang de guest-star tant il était en retrait cette saison. Pas une seule exploration critique du personnage d’Aaron, (très médiocrement interprété par Ross Marquand), non, juste le schéma bien/mal dans la tête de Rick (qui lui est pourtant pas trop mal joué par Andrew Lincoln). Pire encore, comme dans toute bonne série américaine, le bon gros discours bien cliché qui vient ponctuellement raisonner, et ce sans aucune subtilité, Rick l’enhardi, rôle ingrat a été dévolu à Glenn, Mr Cliché, et à Michonne, qui a autant de charisme que son katana. Bon Dieu, si il suffisait de quelques petits discours pour faire avancer l’intrigue, eh bien on pourrait économiser du temps et de l’argent. Notamment, et comme d’habitude à chaque épisode, la moitié de l’épisode, un peu moins useless que d’ordinaire, mais elle est finie de facon tellement abrupte qu’on se demande où on a voulu en venir. Et puis, évidemment, au-delà du « passage zombie » devenu « passage obligé » tant quoi qu’il arrive on tombe dans l’héroïsation de l’humain en face de lui puisqu’il réussit toujours à s’en tirer à moins d’être profondément con ou naïf, pour enrober un peu le tout de mièvrerie, on a le droit à l’histoire d’amour totalement OVNI. Comme Broadchurch, The Walking Dead est tombé dans ce cliché absolu de l’histoire d’amour qui arrive comme un cheveu dans la soupe pour tempérer un show déjà bien assez aseptisé. Si seulement c’était mis au service d’un vrai schéma interactif entre les personnages, comme la relation qu’entretenait Andrea avec le Gouverneur, par exemple, ca aurait nettement plus de légitimité. Mais une petite romance de conte de fées dans une apocalypse zombie, on ne peut pas faire pire en terme de cliché…

Que dire, enfin, du final ? Sans spoiler, on peut vous dire à quel point il est l’incarnation même du manichéisme de l’épisode : un schéma contraire aurait donné le même effet. Comme dit Carol à Rick, pleine de sagesse : « même si tu avais tort, tu avais raison ». Merci

What else ? A la semaine prochaine pour, on l’espère, un peu plus d’avancement !