The Walking Dead 5×11 : The Distance

The Walking Dead 5×11 : The Distance

Nouvel épisode de The Walking Dead avec (peut-être) une amorce de quelque chose de nouveau !

ATTENTION SPOILER TRANSITIONNEL

Dans l’épisode précédent, le petit groupe, déprimé par les morts, la fatigue, le désespoir, l’usure qui l’entourent, était au bord du gouffre, avec peu de provisions. A la fin de l’épisode, un dénommé Aaron leur dit qu’il est un ami et qu’il a de bonnes nouvelles…

A présent, donc Rick accueille ledit Aaron avec beaucoup de méfiance, surtout après que celui-ci leur annonce qu’il est membre d’une communauté où tout le petit monde sans exception pourrait vivre…

Une question, une seule : What is the point ? Où The Walking Dead veut-il en venir ? Après 5 saisons, on a toujours pas la réponse. 5 saisons de personnages, de dialogues, de scénarios, et surtout de cliffhangers qui vont dans tous les sens, semblant s’engager sur une voie puis sur une autre. Un peu comme ses personnages en sorte. Mais il est frustrant de ne toujours pas avoir trouvé quelque chose de général qui se dégageât de cette série. Le plus ennuyeux est surtout le fait que tout ce qui pourrait constituer un bon aspect est coupé en plein vol pour se vautrer plutôt dans une sorte de manichéisme bas du front, où au final on se retrouve avec un côté bien, mais surtout faut pas montrer qu’il est trop beau parce que personne n’est parfait, et un côté méchant avec les zombies et quelque fois des mecs franchement méchants comme les cannibales de début de saison, qui vont faire que même si y a des gênes imparfaits chez les membres du bon côté, eh bah y aura toujours pire en face. En ce sens, l’épisode de la semaine est assez significatif, mais d’une manière particulière, puisque c’est entièrement centré sur Rick qui veut instaurer ce manichéisme. Pas du tout convaincu par le nouveau venu, il lui colle d’abord un bon crochet du droit, avant de montrer la plus grande méfiance et toute la plus mauvaise volonté du monde. Alors très bien, mais pourquoi ne pas un peu plus exploiter le filon ? Parce que tant qu’à mettre un personnage qui a les mêmes intentions qu’un Gouverneur en début de règne, tant qu’à refaire encore une fois un schéma pas original, autant l’améliorer. Ah là là, le schéma descriptif de The Walking Dead comme quoi c’est une saison / un lieu n’a jamais été aussi vrai…

©AMC

©AMC

Et puis non. Pas une seule tentative, par exemple, d’aller un peu plus explorer la psychologie d’un personnage qu’on croyait presque réduit au rang de guest-star tant il était en retrait cette saison. Pas une seule exploration critique du personnage d’Aaron, (très médiocrement interprété par Ross Marquand), non, juste le schéma bien/mal dans la tête de Rick (qui lui est pourtant pas trop mal joué par Andrew Lincoln). Pire encore, comme dans toute bonne série américaine, le bon gros discours bien cliché qui vient ponctuellement raisonner, et ce sans aucune subtilité, Rick l’enhardi, rôle ingrat a été dévolu à Glenn, Mr Cliché, et à Michonne, qui a autant de charisme que son katana. Bon Dieu, si il suffisait de quelques petits discours pour faire avancer l’intrigue, eh bien on pourrait économiser du temps et de l’argent. Notamment, et comme d’habitude à chaque épisode, la moitié de l’épisode, un peu moins useless que d’ordinaire, mais elle est finie de facon tellement abrupte qu’on se demande où on a voulu en venir. Et puis, évidemment, au-delà du « passage zombie » devenu « passage obligé » tant quoi qu’il arrive on tombe dans l’héroïsation de l’humain en face de lui puisqu’il réussit toujours à s’en tirer à moins d’être profondément con ou naïf, pour enrober un peu le tout de mièvrerie, on a le droit à l’histoire d’amour totalement OVNI. Comme Broadchurch, The Walking Dead est tombé dans ce cliché absolu de l’histoire d’amour qui arrive comme un cheveu dans la soupe pour tempérer un show déjà bien assez aseptisé. Si seulement c’était mis au service d’un vrai schéma interactif entre les personnages, comme la relation qu’entretenait Andrea avec le Gouverneur, par exemple, ca aurait nettement plus de légitimité. Mais une petite romance de conte de fées dans une apocalypse zombie, on ne peut pas faire pire en terme de cliché…

Que dire, enfin, du final ? Sans spoiler, on peut vous dire à quel point il est l’incarnation même du manichéisme de l’épisode : un schéma contraire aurait donné le même effet. Comme dit Carol à Rick, pleine de sagesse : « même si tu avais tort, tu avais raison ». Merci

What else ? A la semaine prochaine pour, on l’espère, un peu plus d’avancement !

About The Author

Leo Corcos

Critique du peuple, par le peuple, pour le peuple. 1er admirateur de David Cronenberg, fanboy assumé de Doctor Who, stalker attitré de David Tennant.

2 Comments

  1. Vous ne vous dites pas journaliste j’espère. « Useless » ? C’est bien sérieux ?
    Est-ce que votre petit billet est une critique ? ou doit il simplement se lire comme un défouloir puant ?
    Vous commencez à dire des choses, et au moment où l’argument doit arriver… vous passez sans cesse à un autre point. Un peu facile de vomir de cette façon pour ne jamais le justifier.
    Essayer de vous regarder un peu moins écrire (on vous sent fier de vos mots). Oui, vous avez une plume potentiellement agréable, mais le fond est loin d’être du niveau de la forme. Vous écrivez bien, mais vos pseudo-analyses sont « useless ».

    Bonne chance si vous souhaitez en faire votre métier.

    Réponse
  2. Leo Corcos

    Je prends comme un compliment le « potentiellement agréable », le « bonne chance », et le « vous écrivez bien », merci.

    Sinon, non, rassurez-vous, ce n’est pas un « défouloir puant », je ne vois d’ailleurs pas ce qui vous fait dire cela : il n’y a pas de modèle de critique établi, et si vous suiviez un peu mes critiques, vous verriez que j’ai adopté ce style depuis bien longtemps déjà. J’écris comme je le sens, comme je le ressens. Non, je ne me dis pas journaliste, je n’ai pas de carte de presse, ni de reconnaissance suffisante pour me prétendre journaliste, non. Et oui, c’est une critique. Quant à l’anglais, je pense qu’il énonce parfois mieux que le français ce que je veux dire. Ca fait aussi partie de mon écriture. A l’heure des séries américaines et britanniques, je ne pense pas qu’il soit scandaleux d’y faire appel

    Sinon, pour en revenir au contenu, que vous n’avez vous même jamais abordé dans votre commentaire, je crois avoir suffisamment énoncé ce que je souhaitais dire. Mais cette critique n’est que celle d’un épisode, et comme toute critique (ou review, en anglais), eh bien elle traduit mes impressions sur cet épisode, ce que j’en ai pensé, ce qui m’est venu quand je l’ai vu. Je crois avoir assez bien équilibré entre citer des passages de l’épisode et dire ce que j’en pensais. Je crois notamment avoir suffisamment répété le mot « manichéisme » dans cette review pour exprimer ce que je pensais. Je ne sais pas si c’est de la fierté, mais en tout cas, quand j’ai écrit ma critique, je suis satisfait avant de publier, c’est le minimum.

    Maintenant que je me suis expliqué, j’aimerais bien savoir ce que vous me reprochez précisément. Votre forme de pseudo-commentaire défouloir, c’est bien, mais avec du contenu, c’est mieux. Tous les goûts et les ressentis sont dans la nature, mais la gratuité est à tempérer. Le débat n’avancera pas avec des commentaires tels que le vôtre

    Réponse

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