En parallèle de la sortie des « Pingouins de Madagascar », Netflix sortira demain les 5 premiers épisodes d’un autre spin-off animé, cette fois-ci autour du Lémurien un peu maladroit, le roi Julien. SmallThings a vu deux d’entre eux.

DreamWorks Animation, dans la forte concurrence qui l’oppose à des studios comme Pixar ou Blue Sky, a toujours eu un atout dans sa manche : les déclinaisons en série animée. Après tout, la popularité des « Pingouins de Madagascar » est autant due à la franchise cinéma qu’au cartoon, démarré depuis 2008 sur Nickelodeon. Et bien avant Marvel TV, c’est ce studio qui a signé un accord de distribution avec la plateforme de SVOD, accord assez lucratif qui verra la suite de la série « Dragons : Cavaliers de Beurk » (jusqu’à présent diffusée sur Cartoon Network aux Etats-Unis et France 4 en France). Et avant une nouvelle salve d’épisodes promise l’an prochain, c’est une mini-salve d’épisodes adaptée de la vie du Lémurien King Julien, de ses sujets et sa garde rapprochée.

all hail king julien

L’éponyme King Julien. Crédit : DreamWorks Animation/Netflix.

Alors, pas de changement drastique d’animation et de look contrairement à la série « Turbo », mise en ligne depuis l’an dernier, et qui privilégie un 2D plus discret. La 3D et le rythme de « King Julien » est comparable aux « Pingouins de Madagascar », mais là où les segments de ce dernier tirent plus vers des gags classiques, « King Julien » est une série d’ensemble avec des codes certainement à part. Il laisse la part belle aux personnages secondaires, qui protègent et conseillent Julien, clairement assez incompétent en tant que roi, et s’affairent à lui donner du prestige. Dans le ton de la gentillette satire politique, on est plus près du Molière que du vitriol d’un « Veep » (après tout, la série est conçue et calibrée pour des 5-10 ans), mais Julien est souvent le sujet de tentatives de chantage, ou d’assassinat par des concurrents. L’oncle du roi (doublé par Henry Winkler en VO), est également préoccupé par les sondages, ce qui lui permet de monter une opération séduction ridicule.

Même si les épisodes sont censés durer 22 minutes, l’absence de coupures pub donne un rythme effréné aux scènes, et une certaine continuité, ce qui est particulièrement notable dans les rebondissements qui sont moins forcés. Certains gags risquent la facilité (des litres de vomi, des acrobaties spectaculaires) mais « All Hail King Julien » arrive à piquer la curiosité tout en divertissant un tantinet pendant 25 minutes. Ce qui n’était pas un pari gagné quand tous les personnages entourant le roi sont nouveaux, ce qui prouve un certain aboutissement.