Alors que la saison 2 de The 100 continue sur sa lancée, profitons-en un peu pour revenir sur les deux premiers tomes de la saga.

Comme beaucoup de séries de la CW, à l’origine de leur série The 100 est un roman du même nom, écrit par Kass Morgan. Les grandes lignes sont similaires, 100 criminels mineurs sont envoyés sur Terre de l’Arche (dans l’espace) pour essayer de savoir si la Terre est redevenue habitable après la grande catastrophe nucléaire. Mais dès le premier épisode on diverge complètement des livres. Imaginez Koh-Lanta (ou Lost, selon les préférences), mais avec des adolescents. On a toujours Clarke, aussi obstinée et étroite d’esprit que dans la série qui cherche à jouer aux héros. Bellamy fait toujours de figure de frère protecteur. Mais sur l’Arche, au lieu d’avoir les adultes, on suit l’histoire de Glass, une privilégiée de Phoenix qui va se retrouver à lutter pour sa vie. En bas, sur Terre, les adolescents vont faire leur loi. Wells, le fils du chancelier a un beau rôle à jouer là-dedans car non, faux spoiler alert, il ne meurt pas dès le premier épisode. Et pour moi, c’est l’une des plus grosses erreurs de la série TV (en plus, ça remplissait du quota ethnique). Il a du charisme, des principes, c’est l’un des bons héros qui contrastent avec les Finn (qui n’existe pas dans la série) à la noix et qui jouent les beaux bruns ténébreux. Okay, il souffre d’un énorme complexe du héros à vouloir sauver tout le monde et dans son amour pour Clarke, mais au moins, il suit une ligne de conduite imperturbable… Le premier tome offre des flashbacks des personnages principaux, les décisions qui les ont menées là où ils sont aujourd’hui. En gros, le passé qui les lie.

©Robert Laffont

©Robert Laffont

Day 21

©Robert Laffont

Ce qui rend cette série un peu différente des autres romans pour « jeunes adultes » (aka les livres où les jeunes sont parfois d’un ridicule sans nom et agissent sans logique ni réflexion mus par ce qu’ils appellent les « émotions »), c’est le fait que ce soit les gamins qui décident de suite de l’organisation pseudo étatique. Non, il n’y a pas de révolution à faire. La structure de l’autorité n’existe pas sur la Terre où ils atterrissent et ils doivent se débrouiller par eux-mêmes. Conclusion, ils ont tendance à copier ce qu’ils ont toujours connu, mais comme ce sont tous des voyous (à quelques exceptions près) forcément, ça va clasher avec l’autorité. On a toujours droit à notre petite dose de romance, que ce soit sur Terre ou dans le ciel, à des complots politiques, des manipulations scientifiques… Bref, de bons ingrédients pour garder notre intérêt.

Le deuxième tome, Day 21 (21è Jour), se passe exactement 21 jours après que leur capsule soit tombée. Choix narratif original, le premier tome sert vraiment plus de fondations à cette suite (qui en soi sert de transition au 3e tome x’). Ils découvrent peu à peu leur environnement, et pour ceux qui ont vu la série, sachez que ça n’a rien à voir avec Mount Weather. Les locaux sont de la partie, on en apprend plus sur les conditions de la Terre et l’aventure continue. Le style était plus maîtrisé dans ce Day 21, mais les scènes niaises se sont multipliées. Les explications inutiles aussi… L’histoire reste assez intéressante pour avoir toujours envie de la suivre. Dans le sens où il ne se passe tellement pas grand-chose que forcément, dans le suivant, il va se passer quelque chose, non ? Je pense pouvoir dire sans trop m’engager qu’il vaut mieux jeter un œil à la série plutôt qu’aux bouquins, mais si vous êtes avides de romans d’anticipation pour jeunes adultes, c’est fait pour vous ^^.

Les 100 et 21e jour sont dispos aux éditions Robert Laffont. Le 3e opus sortira outre-Atlantique en février prochain, et un peu plus tard chez nous.

(P.S. : en vérité, le plus beau dans cette série, reste l’image des gamins qui tombent du ciel, la couverture quoi…)