Juste avant de terminer sa première partie de saison avec du beau monde (Reverse Flash et Arrow), The Flash nous emmène dans un épisode où un pot-pourri de la série est proposé.

Alors qu’un méta-humain contrôlant l’électricité sévit en ville, William Tockman (Robert Knepper de Prison Break, déjà apparu dans Arrow) prend en otage le poste de police. Après un combat électrique contre Gibran, Flash perd ses pouvoirs. Il ne peut plus agir contre Tockman ou Gibran.

Le scénario parait très riche. Il l’est. Mais il est aussi très maladroit. Dès la scène où Harrisson consulte sa Une du futur (aperçue dans le pilote), on comprend qu’il va y avoir un événement. Le coup de la perte de pouvoir fait partie des poncifs du genre et cet épisode n’en tire pas trop les leçons. Quand Flash perd ses pouvoirs, Iris et compagnie sont en danger. Evidemment. On pourrait crier au génie d’avoir introduit Tockman en intrigue tertiaire et de faire revenir Tony (de l’épisode précédent) en secours pour supporter l’intrigue secondaire. Mais on sent un manque de balance entre toutes ces idées. Tockman ne sert finalement à rien, on prie pour qu’Eddie y passe, et on sait que la perte de pouvoirs de Flash ne va pas être éternelle.

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Avec encore du bon divertissement, la série aligne les qualités et les défauts. Si elle n’est pas encore très originale dans son traitement, on sent qu’elle jouit de qualité technique et d’un potentiel énorme pour être un peu plus consistante. Il faut désormais éviter de retomber sur des travers déjà redondants comme le dark side de Harrisson, l’inutilité de Caitlin et le triangle amoureux Eddie / Iris / Flash. Grant Gustin est sympathique mais il ne se donne pas assez je trouve. La première scène de l’épisode le concernant est plutôt sympathique, on est dans une ambiance à la Spider-Man avec un Peter Parker décomplexé face à une menace. Mais cette scène est là pour illustrer un propos de Harrisson en parallèle, ce qui révèle un manque cruel de sensibilité dans la cohérence.

Toujours est-il que la série se suit sans déplaisir. Elle se cramponne à son concept de départ mais n’esquisse pas encore de vraies ambitions.