Il y a bien un problème avec les films de zombies : c’est qu’il est difficile d’offrir du neuf. Et quand on est une prod indépendante sans le sou,on essaye de compenser le manque d’originalité.

Los Angeles. Des météorites vont s’écraser sur la ville. Peu de temps après, dans la panique générale, des premiers symptômes apparaissent. la fumée toxique dégagée par les dégâts des météorites transforment la population en zombies.

Il faut mesurer quelques mots utilisés dans ce résumé de Disaster L.A. The Last Zombie Apocalypse Begins Here (c’est le titre), à savoir : panique générale et population. Devant le manque cruel de budget, ce ne seront que 6/7 zombies et un groupe de cinq gars qui seront aperçus. On ne peut pas nier l’implication de Turner Clay qui écrit, réalise, monte, fait les effets spéciaux, bref fait tout sur le film. Il veut faire son film de zombies, il l’a fait. Et distribué par Warner Bros.

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Le mec fait tout ! ©WB

Trouvable en DVD à moins de 5 dollars alors qu’il vient à peine de sortir, Disaster L.A. ou Apocalypse L.A. n’est pas vraiment une production qui a de la gueule malgré des effets spéciaux bien intégrés pour ce type de production. On est quand même loin de Skyline (2010) et les effets ne sont que des fumées au loin, quelques inserts d’hélicoptère et d’avions.
Le film marche par l’économie. Economie de scénar’, d’acteurs, bref de moyens. Il faut voir les acteurs inexpressifs au possible malgré quelques efforts de certains. Le héros est vraiment un tronc. Aussi, on peut remarquer que la production a du avoir un prix sur une marque de vêtements puisqu’ils se sont tous mis d’accord pour mettre le même style de tshirts à rayures. Soit.

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Notez le dégradé des Rayures Boys
©WB

Venons-en au film qui calque son scénario sur celui de Cloverfield (2008) à savoir une fête entre amis, l’annonce d’une catastrophe à quelques kilomètres de là et la fuite des protagonistes. On ajoute à ça, le sauvetage de la petite amie, la menace qui se rapproche et le groupe d’amis qui perd des membres à chaque avancée. Evidemment, on est loin de la réussite et du talent du film de Matt Reeves. Il ne passe vraiment rien sur les 1h20 du film qui m’ont paru vraiment longues. Les personnages fuient on ne sait quelle menace puisque les zombies sont assez inactifs. Ca n’empêche pas le groupe de courir pendant 45 minutes. Le scénario suit une seule et même direction et aucune story-line secondaire ne viendra parasite ou élever le débat à part une histoire de reconquête de l’ex assez bas du front et qui n’a aucun poids.

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Je vous explique : la copine d’un perso est en train d’attaquer l’un des leurs.

Disaster L.A. n’est même pas drôle ou intrigant. Cette idée de météorites transformant les gens en zombies n’apporte rien. Le désir de proposer une situation d’urgence et de panique n’est pas du tout réussie. A la rigueur, vers la fin, quand on comprend que la situation est délicate, on aime ressentir ce petit « sad ending » mais Turner Clay termine son film deux minutes trop tôt.
La réalisation n’est pas désastreuse sauf que l’on ressent vraiment le traitement numérique du contraste et de la lumière. Un DTV qui sent vraiment le DTV. On est très loin de Skyline niveau qualité graphique. Clay doit maintenant s’entourrer de bonnes personnes et de producteurs audacieux pour peut-être s’essayer à plus pertinent.