Avec la disparition du fameux méchant, la série perd un peu l’intérêt du public mais garde en elle quelques forces indiscutables.

Nous sommes devant un épisode assez brouillon pendant 20 minutes avec des intrigues qui s’enchaînent sans cohérence ou sans véritable schéma. Aucune ne prend le pas sur l’autre. Au fil des minutes, on sent que le principal sujet de l’épisode est celui de sa place au sein du groupe. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, c’est un peu le motto de l’épisode. Et encore, devrait-on dire deux êtres vous manquent. Les soeurs Bett et Dot sont chez Dandy, amenées par Elsa dans l’épisode précédent. Elle souhaite retenir l’attention des autres freaks, perdue depuis l’arrivée des soeurs. Son anniversaire venant, Elsa se sent encore bien seule même si son histoire avec Paul, l’homme-phoque, semble purement sexuelle.

freak show

©FX

Etrangement, l’épisode prend tout son sens quand les failures de chacun apparaissent. La force des personnages devient une faiblesse dès lors que l’on exploite pas leur égoïsme efficacement. L’esprit de communauté, toujours présent dans la série, est très utile pour définir les liens et les références des protagonistes. On ne dit pas que les personnages ne sont pas forts seuls mais ils sont toujours plus intéressants quand le rapport (de force) est établi. Voir Elsa se lamenter sur sa perte de populairté est assez énervant vu comment c’est exploité. On est dans une facilité assez moyenne. Le public avait déjà saisi ce côté du personnage et le genre de scènes montrées dans cet épisode n’apporte rien et arrive bien trop tard.

Quand Dandy et Elsa se mettent à faire une crise d’égo, on nage en pleine tragédie de personnages et l’épisode gagne en intérêt. Les autres personnages, laissés un peu à l’abandon, comme Maggie, arrive à grapiller un peu d’attention en gardant leur objectif intact (trouver le freak qui leur rapportera du fric). La scène avec Ma Petite est miraculeusement dérangeante alros qu’on pensait l’épisode en vitesse réduite. Bullseye est un épisode de transition qui ramène les rapports entre les personnages au premier plan sans tambours, ni trompettes. On redistribue quelques cartes minutieusement malgré quelques maladresses de script avec des idées imposées lourdement (la romance Paul/ Elsa, Paul/Penny) et une fin un peu facile. On a connu mieux.