Cette nouvelle édition de Wild Cards, parue chez J’ai Lu le 24 septembre, est une anthologie de nouvelles et romans écris par plusieurs auteurs et éditée, au départ, par George R.R. Martin. Le thème est assez simple : un virus extra-terrestre arrive sur Terre et touche une grande partie de la population. Certains y gagneront des pouvoirs surnaturels, ils sont alors appelés les As, tandis que d’autres seront transformés en créatures difformes ou animales, appelés les Jokers.

Avec les As et les Jokers, on a vite fait de comprendre le titre du livre : Wild Cards. Avec le virus, les humains ont joué avec le sort : certains ont tiré les bonnes cartes, alors que d’autres ont misé tout ce qu’ils avaient et ont perdu.

Wild CardsSi le résumé annonce que 90% de la population est touchée par ce virus, beaucoup de nouvelles nous montrent que ce n’est pas le cas et, qu’au contraire, il s’agit d’exceptions. C’est un peu dommage car, par exemple, les as, qui ont utilisé leurs pouvoirs pour aider leur pays, se voient finalement accusés de trahison et autres balivernes par les politiciens qui, eux, sont TOUS sans pouvoir… Cela se transforme en chasse aux sorcières expliquée en deux gros paragraphes.

Le thème de Wild Cards est cependant vraiment intéressant. Au début du livre, l’explication donnée pour l’arrivée de ce virus est très bien imaginée et on se prend dans la lecture pour ne relever la tête que lorsque les personnages ont changés. C’est le problème des nouvelles de Wild Cards : certaines, très bonnes, auraient eu le mérite d’être plus approfondies, tandis que d’autres auraient mieux fait d’être écourtées.

Comme je le disais, si certaines nouvelles de Wild Cards sont bien écrites et intéressantes, la grande majorité est cependant gâchée, à mon sens, par le trop plein de descriptions aussi bien historiques que scientifiques. S’il s’agissait de détailler les pouvoirs des personnes atteintes, cela aurait pu être intéressant, mais ce n’est pas le cas.

Wild Cards pourra plaire aux grands fans de George R.R. Martin et aux personnes n’ayant pas peur de passer des heures à lire des faits historiques réels un peu détournés pour y inclure de l’imaginaire. Même si je n’ai pas apprécié, je suis certaine que cette anthologie saura combler de nombreux lecteurs.

« Des années après, quand j’ai vu Michael Rennie sortir de sa soucoupe volante dans Le jour où la terre s’arrêta, j’ai dit à ma femme assise dans le fauteuil voisin : « Voilà un émissaire extraterrestre qui se respecte. » J’ai toujours pensé que c’était l’arrivée de Tachyon qui leur avait donné l’idée du film – mais bien entendu, Hollywood adore modifier des trucs. J’étais sur place : je connais la vérité. Déjà, il a atterri à White Sands, pas à Washington, il n’avait pas de robot et personne ne lui a tiré dessus. Vu ce qui s’est passé par la suite, on aurait peut-être dû, hein ? »