Ecrit et réalisé par Ron KRAUSS, Gimme Shelter est un film indépendant qui s’oublie très rapidement. Explications.

Ambre (Vanessa Hudgens) est une adolescente qui, enceinte, décide de quitter sa mère toxicomane et retrouver son père.

L’intrigue, à elle seule, nous laissait prévoir un film porté sur l’émotion. Encore fallait-il qu’elle soit bien dosée. C’est bien là un des gros points noirs de ce long métrage : tout est mis en oeuvre pour nous décrocher des larmes. La jeune fille abandonnée, la mère dépressive et le père absent. Une surenchère de pathos  dont on se serait bien passé. Ce qui nous amène inévitablement vers un « happy ending » ridicule et une morale bien pensante. Nous suivons le chemin sinueux de Ambre sans jamais totalement s’en soucier. La faute à une réalisation plate et une mise-en-scène linéaire qui ne se réinvente pas. Nous ne sommes jamais surpris, l’histoire est toute tracée et prévisible. Voire pire, aucune révélation dans le jeu des acteurs.

gimme shelter

©LRF

D’ailleurs, que fait Rosario Dawson ici ? Transformée, méconnaissable presque caricaturale, ses rares moments à l’écran nous laissent bien indifférents. La crédibilité manque constamment en 1h40 (suffisantes) de film. Quant à Vanessa Hudgens, elle continue son émancipation, si on peut dire. Après le pari gagnant de Spring Breakers, son rôle est relativement fade. On peine à s’identifier à elle. Pourtant, force est de constater qu’elle nous offre quelques bonnes scènes au niveau de son interprétation mais cela ne suffit certainement pas à nous enlever de la tête que nous perdons notre temps devant ce film. Elle aussi a subi une transformation de taille (tout le monde y passe) pour un résultat plus que moyen.

Gimme Shelter est un petit film passé quasiment inaperçu qui n’a, au final, pas grand intérêt. Celui d’amuser ou de faire pleurer. Au choix. On a fait le notre.

gimme-shelter-movie-poster-1