Après un début de saison proposant de storylines prometteuses mais peut-être éloignée de l’esprit originel, The 100 se construit sur 4 histoires à l’intérêt échelonné.

La première chose que l’on remarque est… un générique ! La série qui nous avait habitué à un écran titre avec les deux 0 qui se percutent laissent la place à un petit générique bien fichu présentant les décors de cette saison. A l’heure où les génériques se font rare, c’est plutôt une bonne chose.

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L’épisode reprend les 4 histoires introduites dans le précédent à savoir Clarke, Jasper et compagnie enfermés au Mont Weather, Marcus, Abby, Bellamy et les autres font réunis au camp, Jaha découvre un bébé dans la station et Octavia à la recherche de Lincoln. Ces 4 histoires permettent de tenir les 40 minutes réglementaires sans forcer et c’est bien là qu’on peine à vraiment rentrer dans chaque intrigue. Alors que Clarke tourne en rond et nous avec, du côté du camp, on soigne Raven. Rien de passionnant. Octavie recherche Lincoln et arrive à mettre K.O. un gros gaillard avec un petit caillou. On sent l’intrigue un peu ajoutée pour meubler.

Etrangement, c’est l’intrigue autour du bébé et de Jaha qui attire l’attention. Ne sachant pas vraiment ce qu’il va advenir du personnage, on se sent impliqué dans sa quête de retour sur Terre avec un bébé dans les bras. Jamais une série n’a rendu intéressante une intrigue autour d’un bébé mais là, le tour de force est de rendre l’histoire crédible. C’est réussi. La tension est même palpable tout le long de la fameuse scène dans l’espace. A ce titre, la production design de la série est de haute volée avec des décors vraiment bluffants.

Il faut attendre les 5 dernières minutes pour comprendre que la saison est bel et bien lancée en proposant des révélations qui donnent un peu plus de cachet aux intrigues de Clarke et d’Octavia. Attention toutefois à ne pas rendre Clarke trop rigide, elle en deviendrait agaçante. Avec un univers plutôt dense, The 100 parvient à maintenir l’intérêt en utilisant des bonnes vieilles ficelles mais avec toujours ce petit côté « brutale » qui n’ennuie jamais. Les intrigues avancent et ça fait du bien.