On atteint un point crucial dans Doctor Who ! Nous sommes en effet au 10e épisode, soit le pénultième épisode de la saison 8, et, si l’on se fie au trailer qui suit l’épisode, nous risquons d’avoir droit à un double épisode pour terminer. Cet épisode 10 s’apparente à un calme avant la tempête…

Après avoir affronté des créatures en 2 dimensions qui sortaient des murs et perturbaient l’univers au point de réduire la taille du TARDIS, le Docteur se retrouve en pleine forêt. De cette forêt émerge une petite fille qui lui dit qu’elle le cherche et qu’elle a besoin de lui. Dans le même temps, Clara et Danny font une sortie scolaire, et se retrouvent eux aussi dans la même forêt. La raison ? La forêt, c’est ce qui recouvre Londres, mais aussi le monde entier…

Comme on l’a dit en introduction, cet épisode apparaît très light, pour mieux laisser le final apparemment haletant promis par les trailers s’exprimer ces deux prochaines semaines. A l’approche donc de la fin, on ne s’étonnera pas de critiques mitigées voire négatives sur cet épisode. Pourtant, nous pensons qu’il faut faire confiance aux showrunners, notamment Steven Moffat, rarement un facteur de déception.

In the Forest of the Night
Au vu du boulot abattu par les scénaristes depuis la reprise de la série en 2005, il apparaîtrait assez injuste de s’abandonner à une véhémente critique quand le show se relâche un peu, d’autant qu’on est très rarement décus derrière, et que la qualité, elle, est toujours présente. In the Forest of the Night fait partie de ces épisodes en roue libre dans lesquels le fond est un peu plus survolé pour laisser place à la forme et pour laisser au spectateur le soin de se faire son propre divertissement.

Un épisode, surtout, que Hayao Miyazaki ne renierait pas, de par sa teinte plutôt écolo dans lequel les stars sont les arbres. Loin d’être méchants, les arbres se révèlent finalement des alliés. Peu de menace, donc peu de tension, puisqu’il ne faut pas compter sur ces nouveaux espaces verts pour emmerder le monde (sauf de par la place qu’ils prennent). La seule « inquiétude » viendra d’un tigre éloigné en un coup de lampe torche par Danny (comme ca, si un jour vous vous retrouvez paumé en forêt, et nez à nez avec un tigre, vous saurez que ceux-ci ont peur de la lumière dans les yeux). L’épisode, tel un long fleuve plutôt tranquille (jusqu’à la fin, parce que bon, faut bien qu’il se passe un gros truc, faut pas déconner), préfère plutôt basculer dans la fable, aux teintes écologiques, dans laquelle personne n’y laisse sa peau, ni hommes ni animaux, dans lequel un (très) jeune casting apporte une touche de candeur pour contrebalancer le grincheux Docteur, avant de finir sur une belle note historico-morale. Seuls restent la fin aux tons tragiques (parce que juste des arbres un peu chiants, ce serait trop simple), le fil rouge de la saison incarné par Missy, qui sait tout et voit tout (réponse dans les 2 prochaines semaines sur elle, probablement), et les petites disputes du couple Danny-Clara sur l’irruption dans la vie conjugale d’un vieux monsieur grincheux qui nous traîne à travers l’espace-temps.

In the Forest of the Night

En bref, ce dixième épisode marque une petite rupture avec les tons sombres de ses prédecesseurs, mais aussi, apparemment, ceux de ses successeurs. Non-sophistiqué, mais agréable à l’oeil, bien réalisé, l’épisode correspond à tout ce que peut évoquer le mot « sympathique ». Il convient d’évoquer dans toute cette verdure la nouvelle bonne performance de Peter Capaldi, vieux baobab à la mémoire jamais chancelante, entre enracinement et déracinement, mais aussi de  Jenna Coleman et Samuel Anderson, somme toute fidèle à eux-mêmes, l’une en acrobate des sentiments (entre son pêché mignon et son petit ami, devrait-on même dire), et l’autre en espèce de sympathique blasé de la vie mais toujours au service de tout le monde. Mention spéciale aux petits lutins/élèves peuplant cet épisode (et dont les passages « selfies » sont assez hilarants)

Le final approche ! Vite, la suite !