On attendait George R.R. Martin après le succès de sa série Game Of Thrones. Avec Skin Trade, paru le 24 septembre dernier aux éditions J’ai Lu, l’auteur sort un peu de son registre et rentre dans l’univers déjà bien exploité des lycanthropes.

Skin-Trade-MartinSkin Trade parle d’une détective humaine, Randi Wade, qui enquête sur un meurtrier qui tue ses victimes en leur enlevant leur peau. C’est un ami à elle, Willie, qui lui a demandé de l’aider car une des victimes était son amante et qu’il pense être le prochain sur la liste…

On est bien loin de l’univers de la saga Game Of Thrones… Avec Skin Trade, George R.R. Martin nous emmène dans un polar fantastique où une humaine découvre que les loups garous n’existent pas seulement dans les contes pour enfants.

Si l’enquête en elle-même n’est pas très compliquée à suivre et même plutôt facile à imaginer, on ne peut cependant pas s’attendre à la fin que l’auteur a créé pour nous. Ce sera malheureusement le seul point positif de Skin Trade. Une histoire simplette, tout de même sympathique, mais qui manque cruellement de piquant. Ça sent la fin bâclée et on termine le livre avec une envie de plus.

Skin Trade, avec ses 155 pages, est un livre à lire le dimanche après-midi lorsqu’on a quelques heures à perdre. L’histoire est facile à suivre et est tout de même intéressante, mais elle aurait pu être tellement mieux développée qu’on ne peut s’empêcher d’être déçu.

J’espère avoir un peu plus de surprise avec Wild Cards, paru dans sa nouvelle édition chez J’ai Lu le 24 septembre également : un livre plutôt SF qui parle d’un virus extra-terrestre ayant frappé le monde, donnant aux seuls survivants des pouvoirs extraordinaires…

« La légiste était penchée sur le corps, ses gestes rendus saccadés et irréels par l’éclairage intermittent du gros flash. La lumière blanche ricocha sur le plafond et Randi leva les yeux. Elle vit les miroirs. La bouche de la femme était grande ouverte, ronde, béante dans un cri silencieux. Il avait découpé ses lèvres avec sa peau et l’intérieur de sa bouche était tout aussi rouge que l’extérieur. »

George R R Martin

George R R Martin