On continue d’explorer les entrailles des fantasmes étranges de l’Amérique avec ce second épisode de Freak Show qui propose encore du très bon.

La série a été renouvelée pour une saison 5 et une anthologie American Crime Story va être produite, donc tout va bien pour la série de Ryan Murphy et Brad Falchuk.

Le Freak Show cherche encore à se refaire une santé quand la police du coin vient se douter de quelque chose après la disparition d’un de leurs collègues. Au même moment, Dell et sa femme Desiree (les impeccables Michael Chiklis et Angela Bassett) débarquent pour se faire engager par Elsa Mars. Entre un homme fort et une femme à trois seins, le choix est vite fait et ils intègrent le cirque de monstres. Ailleurs, le clown serial-killer devient l’attraction de Dandy Mott pour l’instant glauque de l’épisode.

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©FX

Les forces s’entrechoquent dans cet épisode qui commence à mettre en place les antagonismes et les alliances. Sarah Paulson reste encore incroyable dans le rôle des soeurs siamoises même si l’épisode se concentre davantage sur la nouvelle relation père / fils entre Dell et Jimmy Darling (Evan Peters en grande forme). Ce sera surtout dans les duos que l’épisode fonctionnera entre Dandy (Finn Witrock, incroyable) et le clown qui proposent des scènes de malaises incroyables, et Dell & Jimmy qui font dans l’opposition d’autorité. Elsa Mars reste en retrait pour mieux imposer sa figure de prêtresse, de gourou, d’observatrice de cet ensemble de personnages hauts en couleurs. Jessica Lange reste assez sobre tant que le personnage ne doit pas être dans l’action. Tel un jeu d’échec, Elsa Mars semble mettre en place une stratégie mais se rend compte assez vite qu’elle est encore à se trouver une place. On sent le personnage quasi spectatrice de quelque chose qu’elle ne contrôle plus.

On notera le fort capital sympathie, ou plutôt d’empathie, envers Meep The Geek, un des freaks secondaires qui volent certaines scènes et est au centre de scènes incroyablement hautes en couleurs. Toujours aux moments où on s’y attend le moins, American Horror Story arrive à vous happer et à créer un sentiment étrange. Dans les dix dernières minutes, l’épisode prend une autre dimension entre perte lourde, alliance surprenante et caractérisation forte. Du grand art encore une fois. On regrettera juste que la même sempiternelle musique vient un peu nous agacer.

Moins complet que l’épisode précédent, Massacres and Matinees construit encore un peu plus l’univers proposé et offre une galerie de personnages qui fera date portée par des acteurs tous au sommet de leur art.