C’est la rentrée des séries, et le retour d’Agents of SHIELD, dont la première saison avait été inégale, malgré un bon season finale. Mais l’équipe de Coulson revient en force sur ABC, même si le SHIELD n’existe plus.

Là où on avait pu féliciter la série dans la saison 1, c’était sur sa capacité à s’adapter : en effet, dans Captain America : The Winter Soldier, le SHIELD disparaît. Or, c’est précisément sur cette organisation gouvernementale que la série se base. Cet évènement permettra même à AoS de gagner un souffle qu’elle n’avait pas jusqu’alors.

Agents of shield

Director Coulson

La deuxième saison commence bien, avec un premier épisode qui pose les bases de ce qu’on peut espérer être l’intrigue de la saison entière. S’il faudra attendre quelques épisodes pour se faire un idée sur les nouveaux personnages (on notera l’arrivée de Lucy Lawless au casting), on peut déjà applaudir le développement des personnages que l’on connaît déjà, et le plot-twist de fin qui vous arrachera le coeur – oui, dès le premier épisode, ils sont rapides.

On saluera également la mise en place de la future série de l’univers Marvel : Agent Carter, avec une courte scène qui nous remet dans l’ambiance de la guerre, nous rappelle non seulement qui est Peggy Carter – pour ceux qui auraient pu oublier – mais aussi qu’elle va avoir sa propre série, tout en liant sa scène à l’intrigue de l’épisode. Les scénaristes n’hésitent pas non plus à aller piocher dans l’encyclopédie Marvel, pour en sortir l’Homme Absorbant, dont les pouvoirs permettent de s’amuser un peu avec les effets spéciaux.

Agents of shield

Lucy Lawless s’ajoute au casting

Au niveau technique, cela est aussi un peu plus solide qu’avant : la réalisation est correcte, avec un penchant pour les séquences épiques et la voix de Coulson en off, pour narrer les nobles ambitions du SHIELD, et le budget des effets spéciaux semble avoir augmenté. On peut même aller jusqu’à dire qu’il y a, vers la fin de l’épisode, quelques plans assez beaux, ce qui est une grande avancée dans une série dont l’esthétique n’est pas la préoccupation première. C’est donc une impression de travail correctement fait qui se dégage de ces quarante cinq premières minutes de saison.

Ainsi, si l’on ne tient toujours pas la série de l’année, Agents of SHIELD nous promet une saison 2 plus ambitieuse et mieux développée que sa première saison. Savoir si elle tiendra ses promesses est une autre question. Après une première saison bancale, il était difficile de penser que le début de cette saison serait d’un tel niveau. Le premier épisode est en effet bien fait, et donne franchement l’eau à la bouche pour la suite.