Amenez-moi le pilote parle aujourd’hui des 20 ans de… Friends. Le plus connu des shows comiques américains a donc aujourd’hui passé la vingtaine, belle occasion pour nous à Small Things de vous parler du premier épisode de la série culte.

Encore rediffusée aujourd’hui malgré le fait qu’elle ait tiré sa révérence il y a maintenant 10 ans, la série nous parle des élucubrations d’une bande d’américains moyens, soudée par l’amitié, et nous permet de suivre les majeurs éléments de leur vie: exploits amoureux, moment privilégiés entre amis et sempiternelles discussions de café.

Qu’est est-il de l’état du premier épisode de la série aujourd’hui? A-t il vraiment vieilli? La série est-elle toujours aussi drôle? C’est à ces questions que l’on va ici tenter de répondre.

La série : Friends

Le parcours: Pilote diffusé le 22 septembre 1994 sur NBC. 236 épisodes, 10 saisons, 1 spin-off, Joey arrêtée après 2  saisons

Le résumé : La vie quotidienne de six amis, Monica, Rachel, Phoebe, Ross, Chandler et Joey, vu au travers de discussions et d’évènements majeurs.

Le background: Je n’ai jamais vu la série (oui, oui, je sais). Je suis cependant familier de l’univers de Martha  Kauffman et David Crane, tout connaisseur que je suis de leur autre création télévisuelle, Dream On.

Amenez-moi le pilote: C’est une sensation particulière, et fort agréable, que de revenir aux sources d’une série visionnée par le monde entier, quelques années après la fin de sa diffusion. On est ainsi totalement libre de ses actions, sans risque de spoil (car plus personne n’en parle) ou de quelque avis extérieur que ce soit. C’est cependant avec un intérêt tout relatif que je me suis penché sur le pilote de Friends, nommé The One when Monica Gets a New Roommate, n’étant pas vraiment amateur de ce type de série, appelé sitcom.

friends

©Warner

Il est pourtant surprenant de constater, lors de ce premier visionnage, que le pilote est très attrayant. Les personnages, tous gentiment stupides mais emplis d’une force attractive indéniable, apportent en effet à la série un fort capital sympathie, bien aidé par l’ambiance très 90’s du show en lui-même (le générique de début, qui montre les protagonistes évoluant en accéléré sur un canapé qui fait face à une fontaine, sur fond de musique de The Rembrants, pose immédiatement le caractère très léger de la série). La sensation qui ressort de ce premier visionnage est donc fort agréable, et met  presque immédiatement le spectateur en position de confiance.

Du point de vue des dialogues, la chose est plutôt simple à décrire : si ils ne brillent pas par leur intelligence ou leur complexité, ceux-ci ont le mérite d’être plutôt drôles, à peine gâchés par les rires préenregistrés, aussi témoins d’une certaine culture télévisuelle américaine. Si on rit beaucoup lors du visionnage de ce pilote, c’est aussi grâce au naturel des acteurs du show, tous, il faut le reconnaitre, très bons dans leurs rôles : c’est le début de la carrière de la déjà très belle, talentueuse et surtout dotée d’un fort potentiel comique  Jennifer Aniston (Bruce Tout-Puissant, We’re the Millers), et de la Courteney Cox des Scream, dont on assiste d’office aux déboires amoureux. Les acteurs masculins, si dire qu’ils sont brillants serait excessif, ne sont pas non plus en reste : on s’attache presque instantanément au personnage de David Shwimmer, auquel le Finch d’American Pie doit sans doute beaucoup,  et à toute la bande. On ne demande pas mieux que de suivre leurs aventures au long de la série.

Si l’originalité de la mise en scène n’est pas vraiment au rendez-vous (mais on ne l’attendait pas, il faut le préciser), ce pilote a le mérite de faire démarrer la série sur de bonnes bases, et explique assez bien le succès mondial de la série, les téléspectateurs des années 90 étant friands de ce genre d’humour un peu cheap et très léger. Qui pourrait les blâmer? Le show peut paraître un peu désuet à notre époque où être subversif est devenu presque nécessaire pour faire vraiment rire (sans quoi on risque de tomber dans la recopie), mais reste de bonne facture et provoque toujours des sourires et des rires francs. On ne s’attendait pas à autre chose.

 

A.M.D