Dentelle & nécromancie, premier tome de la saga Victorian Fantasy de la talentueuse Georgia Caldera, est sorti le 10 septembre dernier aux éditions J’ai Lu. Andraste, une jeune fille particulière, vie cachée aux yeux du monde, jusqu’au jour où elle reçoit une invitation de la reine, qui ne devrait pourtant pas connaître son existence.

Andraste est issue d’une longue famille de sorcières. Depuis son plus jeune âge, on l’a obligée à rester enfermée dans le manoir familial, pour son bien… En effet, Andraste est atteinte d’une maladie peu commune : les rayons du soleil lui sont mortels. Pourtant, Andraste ne comprend pas pourquoi certaines pièces de sa demeure lui sont interdites alors qu’elles sont ouvertes à ses sœurs et cousines. C’est parce que sa famille lui cache un grand secret : elle est une des dernières représentantes d’un peuple de légende censé assurer prospérité et pouvoirs à ceux avec lesquels il se lie. Voici le postulat de départ du premier tome de Victorian Fantasy.

Victorian-Fantasy-Dentelle-necromancieAndraste, qui ne connait rien de son histoire et de ses potentiels pouvoirs, se voit invitée par la reine à suivre des cours de nécromancie, alors que celle-ci n’a aucune faculté dans ce domaine. Si cela ne lui convient pas, elle est cependant plus qu’heureuse d’être enfin libérée de sa prison dorée. Toutefois, elle ne s’imaginait pas que la vie au palais allait être aussi périlleuse…

A peine arrivée, elle va faire la rencontre de Thadeus, le meilleur nécromancien du royaume, aussi désagréable qu’envoûtant. Vous le comprendrez, l’histoire du tome 1 de Victorian Fantasy est basée sur Andraste et la découverte de ses pouvoirs, mais elle est aussi centrée sur sa relation avec le lord.

Thadeus est un être qui ne supporte plus de vivre : son père a tenté de le tuer alors qu’il n’était qu’un enfant, sa famille est victime d’une malédiction ancestrale, ses propres frères le craignent, il n’a jamais été apprécié par quiconque et il souffre d’un mal qui finira par le rendre littéralement fou. Alors qu’il se prépare à se suicider, une femme arrive à le déstabiliser, repoussant ainsi l’inévitable. Le lendemain matin, il découvre que cette femme n’est autre qu’une descendante directe de la sorcière qui a maudit les siens. S’il la tue, la malédiction partira. S’il la laisse vivre, il pourra peut-être enfin connaître le bonheur, mais ça, il ne peut pas en être certain.

Avec Victorian Fantasy, Georgia Caldera a frappé fort. Son écriture est fluide et les intrigues s’enchaînent laissant le lecteur frustré avec une seule envie : terminer les 541 pages le plus rapidement possible. Elle a réussi à mélanger des genres littéraires qui ne s’associent pas particulièrement pour en faire un roman addictif.

Georgia Caldera

Georgia Caldera

Étant une fan de romance historique, la partie intrigue à la cour avec mariage arrangé m’a beaucoup plus même s’il peut en déstabiliser certains. Il faut alors bien comprendre que Dentelle & nécromancie n’est pas que de la romance. C’est une aventure fantastique avec une intrigue parfaitement créée entre complot, trahison et alliance. Les scènes de combats sont nombreuses, auxquelles s’ajoutent quelques pointes parfaitement placées de morbide. Ce premier tome de Victorian Fantasy est assurément un livre à ne pas manquer !

Vous l’aurez compris, avec quatre livres à son actif, Georgia Caldera est en train de devenir une auteure incontournable d’autant plus qu’elle s’ajoute à la liste trop peu nombreuse des très bons auteurs français de fantastique.

« [] L’intrus profita de cet instant d’inattention de la part de la sorcière pour forcer ses entraves magiques et parvint, sans doute grâce à sa puissance surnaturelle, à s’extirper du sortilège – certes impressionnant, mais trop faible pour le retenir.

Avant même qu’Andraste ait pu articuler un mot d’avertissement, il se jeta sur Ruth, encore penchée sur elle, et la frappa à l’épaule, l’envoyant rouler à travers la chambre. Elle poussa un cri de douleur surprise et se recroquevilla au sol. D’un bond extraordinaires, il sauta sur elle, saisit ses poignets d’une main et les releva au-dessus de sa tête, l’empêchant ainsi de lancer de nouveaux sorts. Puis il approcha son visage de sa proie et fit claquer ses dents près de son oreille.

– Tu as vraiment cru pouvoir m’affronter, pauvre chose ? lâcha-t-il dans un murmure qui n’avait plus rien d’humain. »