Nouvelle rubrique avec les navets ou nanars, bref les films ratés d’Hollywood et d’ailleurs.

Nullywood
Tiré de l’oeuvre drôle et touchante de Sempé et Goscinny, « les Vacances du petit Nicolas » fait suite au « Petit Nicolas »de 2009. Bien qu’il ne soit pas exempt de défauts, ce premier film avait le mérite de coller plus ou moins à l’oeuvre originale, de par un humour efficace et des références assez constantes aux moments forts des livres, évitant l’écueil nanardesque d’autres adaptations du même genre, comme le Marsupilami ou Boule et Bill. Réalisée une nouvelle fois par Laurent Tirard, cette suite porte le nom d’un des recueils les plus célèbres de la série, « Les Vacances du Petit Nicolas ». 

Le nom est cependant le seul rapprochement possible entre le livre et le film. Le réalisateur, en effet, s’est cru obligé de créer sa propre histoire en dépit de l’oeuvre originale, ce qui en soit aurait pu être une bonne idée si il ne s’était pas cantonné à une reprise des clichés du cinéma grand public français. Nicolas, donc, tombe amoureux, se retrouve embarqué dans une histoire idiote de fugue, tandis que ses parents se retrouvent face à l’obstacle de l’infidélité après des années du mariage. 

Parlons en, des parents. Kad Merad et Valérie Lemercier, qui semblent avoir atteint leurs limites depuis plus de 10 ans (c’est un peu moins vrai pour Valérie Lemercier qui a pu surprendre ici ou la dans certains petits rôles) sont ici coupables d’un numéro de cabotinage sans fond, joie ou intérêt. Les enfants, quant à eux, récitent leur texte sans conviction, tous loin d’avoir le charme de l’acteur qui jouait Nicolas dans le premier film, ici remplacé par Mathéo Boissellier.

Les vacances du Petit Nicolas

On peut toutefois retenir de ce film une sous intrigue qui donne le sourire aux lèvres, où l’on voit le Bouillon (surveillant de l’école pour les néophytes) et le directeur, joués respectivement par François-Xavier Demaison et Francis Perrin, s’ennuyer à mourir pendant ces vacances. Ils sont d’ailleurs les seuls bons acteurs a avoir été retenus lors de la transition entre les deux films, l’absence de Sandrine Kiberlain et de François Damiens se faisant cruellement sentir. 

Ces vacances sont donc bien longues et ennuyeuses, on hésite franchement à quitter la salle avant la fin de ces 1h30 qui s’étirent jusqu’à la lie. Une très mauvaise surprise donc, malgré l’athmosphère de fraicheur promise par la bande annonce et les affiches. L’échec de Laurent Tirard est incompréhensible si on compare avec le résultat du premier film, il serait peut être temps de passer la main. Ou d’arrêter ce type d’adaptation, au choix.

A.M.D