New York Melody, en version originale Begin Again, est le nouveau bijou de John Carney, le réalisateur de Once. Cette fois-ci encore, on parcourt une ville en compagnie d’un couple d’amoureux de la musique. On troque les deux illustres inconnus et la ville de Dublin pour Mark Ruffalo et Keira Knightley à New York. John Carney devient plus ambitieux, vise le grand public, et ça fonctionne.

Greta accompagne son petit-ami Dave à New York, où il doit enregistrer un album. Tandis qu’il doit gérer sa nouvelle célébrité, elle reste en retrait. En décalage, ils se séparent. Dévastée, Greta décide de rentrer à Londres. Elle passe une dernière nuit à New York en compagnie d’un ami, qui l’emmène dans un pub où il doit chanter. Il lui fait la surprise de la faire monter sur scène pour chanter l’une de ses compositions. Elle se lance, mais personne ne l’écoute, à l’exception de Dan, producteur qui vient de démissionner de sa propre maison de disque. Alors qu’elle chante, il a l’idée de tout un concept d’album autour d’elle et va la convaincre d’essayer. Elle décide alors de rester à New York pour mener à bien ce projet avec lui. Ils enregistrent dans les rues avec l’aide de leurs amis et de matériel récupéré par ci par là. Au fil des jours et des quartiers, ils se découvrent, apprennent à s’apprécier et s’aident à reconstruire leurs vies respectives.

Adam Levine en cute Dave

Adam Levine en cute Dave

Dans les rôles principaux de New York Melody, on retrouve Mark Ruffalo en producteur paumé, Keira Knightley en jeune chanteuse prodige qui s’ignore, et Adam Levine, en star montante. Un choix qui peut laisser perplexe. On se demande ce que les scènes de chant avec Keira Knightley vont donner, et ce qu’Adam Levine fiche là. Mais tous les deux sont très bons. Leur couple fonctionne très bien dans New York Melody. Keira Knightley est plus que crédible en petite anglaise timide propulsée dans la folie new-yorkaise. Quant à Adam Levine, on prend plaisir à lui découvrir un côté beau gosse ultra-sensible.

New York Melody a parlé à la fois à mon côté fleur bleue, et à mon amour pour New York. On découvre les quartiers filmés comme si on y était vraiment. Pas d’Empire State Building ou de Statue de la Liberté, mais les petites places de Chelsea, les restaurants de Soho, les terrains de basket de Greenwich Village… On se laisse totalement embarqués par New York Melody, ponctué des très jolies chansons de la bande son, disponible depuis le 21 juillet. Mention spéciale à Lost Stars interprétée par Adam Levine.

Parce que c’est (encore) New York, parce que le film est présenté comme la redite-mais-pas-tout-à-fait de Once, parce que c’est Keira Knightley, parce que c’est Adam Levine : on y va sceptique. Mais parce que c’est l’été, parce qu’on en a marre des films moralisateurs, parce que c’est très très joli et très très bien exécuté, on oublie les petits défauts du type manque de crédibilité parfois, et on fond. On fond littéralement. On se cale dans son fauteuil, on frissonne lors des chansons, et on sourit tout du long. Et on pleure, peut-être. Ba voui…

Rooftop recording

Rooftop recording

New York Melody, c’est aussi un film sur l’amour, l’amour raisonnable. Ce qui peut faire qu’on reste accroché à la personne qui a tellement compté, jusqu’à en être « cursed ». Jusqu’à tenter de nouveau sa chance, même s’il y a eu tant de drames. Ou jusqu’à percevoir les choses si différemment que l’on donne sa chance à celui qu’on n’aurait jamais regardé avant. Ou pas. C’est un film sur les gens qui changent, et ceux qui par amour savent accueillir ces changements. Un postulat qui fait vraiment du bien. Ne vous privez pas de New York Melody !