Transformers continue à occuper Bay qui enchaine un troisième épisode. Heureusement, on lui accordera un petit film Pain and Gain en échange de sa casquette de réalisateur. Après deux épisodes assez bêtes, Transformers 3 tente de donner un autre ton à la saga.

Megan Fox claque la porte après une mésentente avec Bay, mais Shia garde sa casquette de héros. On lui adjoint la blonde Rosie Huntington qui fera vite oublier Megan dès sa première scène où la caméra de Bay n’ira pas plus haut que ses fesses moulées dans une micro jupe blanche. On reste en terrain conquis. Sam Witwicky est désormais un adulte qui tente de trouver du boulot, les parents sont toujours là, Bumble Bee aussi. Après avoir fait plus gros dans le 2, Bay semble se dire qu’il est temps de faire plus impressionnant, mais moins bourrin. L’intrigue se veut plus élaborée et prendra son temps durant les 2h34 générique compris. D’ailleurs, ce sera la première réflexion que l’on se fera (après « quel cul »), on s’ennuierait presque devant l’histoire trop sérieuse. On multiplie les personnages, les sous-intrigues et on perd le côté ultra-divertissant jusqu’à la moelle des deux premiers. On nous sortira même un Patrick Dempsey d’on ne sait où dans un rôle à l’intrigue avec ficelles grosses comme ses cheveux.

 

transformers 3

©Paramount

Ce ne sera d’ailleurs pas l’intrigue et ses rebondissements qui feront impression, mais les scènes d’action vraiment gérées à la perfection et à la tension pour une fois palpable. On passe pas mal de temps sans robots après une scène d’adieux qui sonnent un peu faux, mais qui a le mérite d’être mise en scène dans des décors splendides.

Transformers 3 se veut plus dense, mais à la fois, il est difficile de beaucoup parler sur cet épisode. On contemple plus puisque l’hystérie a disparu. Au final, ce troisième film raffolera encore plus la mise au box-office, le film sera sacrifié à l’autel des critiques. Le film sera vidé de sa bêtise, mais ne sera rempli de rien d’autre. Tout sonne creux pour la plupart, mais T3 restera dans la lignée des deux précédents à savoir un spectacle bien ficelé. Bénissons les lecteurs bluray, les écrans HD et Michael Bay, de belles rimes pour conclure ce texte.