Après Transformers 1 et 300 millions de billets verts, Bay récidive et enchaine avec Transformers 2. La suite se veut plus long, plus grand, plus fort et plus lourd.

Labeouf et Fox reviennent plus en forme que jamais. Fox est désormais un sex-symbol qui enchaine les photoshoots affolants et Shia est Sam Witwicky à vie. Optimus et Bee reviennent face à une menace Decepticon encore plus importante. Tel le teen-movie commencé dans le premier, Sam poursuit sa puberté et sa vie en entrant en fac. Les réactions des parents surprotecteurs sont décuplés, les blagues sont plus grasses, les robots sont quasi parodiés, bref Transformers 2 est symptomatique d’une suite avec un cahier des charges soulignés de rouge.
Megan Fox apparait dans une position lascive sur une moto pour sa première scène et tout est alors clair pour le public : les voyants sont au vert chez Bay pour tout faire péter : le mini short, le gros, le gras, le grand.

 

transformers 2

©Paramount

On prend vraiment le schéma du teen-movie avec de nouveaux personnages secondaires et on y adjoint la nouvelle menace. Avec tout ce qui arrive, on se demande comment les Transformers ne sont pas encore à la une de tous les journaux et le gros sujet à débattre en politique, en économie… On ne s’embarrasse pas vraiment de ça, on calque le scénar’ du premier et on pousse les meubles. Le spectacle est plus imposant, on part en Egypte pour la scène final, on lie les robots entre eux pour en créer un plus grand. Les qualités et les défauts d’une suite Hollywoodienne se ressentent : on en prend beaucoup plus dans la gueule mais on se perd aussi dans un scénar’ facile (je n’ai pas dit absent) et un humour encore plus douteux. Testicules de robot, robot en chaleur… Bref on accentue tout, qualité, défaut.

 

Le gros méchant sera donc Devastator. Ce robot géant qui, comme son nom l’indique, dévaste tout sera battu en deux coups après avoir endommagé la Grande Pyramide. Imposant, impressionnant oui, pesant dans l’intrigue, très peu pour Bay. Le final se retrouve encore une fois en zone urbaine puis qu’il y a plus de choses à casser. Après la Jordanie et l’Egypte ou les belles fortes américaines (avec des scènes en IMAX de toute beauté), Bay retourne en centre-ville et offre un final un peu over the top avec un Sam qui est aux portes de l’au-delà. Risible.

Reste un spectacle, on le répète, imposant qui s’étale sur plus de deux heures 20 avec des acteurs qui ne sortent pas de leur rôle et qui font le boulot. Bay persiste et signe. Öde à l’adolescence et à la puberté, T2 nous fait saigner des yeux mais on aime ça.