Je vais être gentil cette fois-ci avec cette saison 10. Oui, cette partie 3 de l’arc Pilgrims a un sacré rythme et ça fait du bien.

Mulder et Scully sont dans un désert, il y a des lumières, Krycek est là. On ne sait pas trop ce qui se passe mais en gros, Harris le sait, lui. Ce numéro joue avec le temps et l’espace, enfin surtout l’espace, et les personnages se retrouvent vite dans une intrigue qui reprend son souffle.

saison 10

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A vrai dire, j’ai du mal à saisir les enjeux de cet arc. L’Huile Noire, sournoisement, est un fil rouge qui intrigue le lecteur. Le gros souci de ce numéro est un premier tiers assez incompréhensible où Krycek semble amnésique, inoffensif, tout l’opposé du numéro précédent. On s’ennuie presque, on doute de l’intérêt de l’histoire. Dans le second tiers, ça bascule, les personnages retrouvent un traitement un peu plus digne malgré une Scully toujours un peu transparente et des LGM bloqués dans leur jargon stéréotypé. Si je vais dans la bonne voie, je comprends que Krycek n’a de souvenirs que datés de la saison 3 où il est enfermé dans le bunker… Un twist plutôt audacieux qui expliquerait un personnage moins intéressant les saisons suivantes dans le show télé !

Le dernier tiers prend tout son sens. Le rythme s’accélère, les scènes sont courtes, une ou deux pages pas plus, et enfin, je trouve un intérêt certain à suivre l’histoire. On enchaine les scènes, le sens prend vite forme. Il n’y a pas besoin de prendre trois pages pour décrire une idée, c’est le principal reproche à faire à cette saison 10.

Si on excuse (au bout de 13 numéros, il le faut bien) les ficelles grossières de cette saison, ce numéro s’emploie à créer une belle ambiance. On notera l’utilisation de quelques captures de célèbres scènes utilisées en guide pour le dessin de certaines cases.

Avec une atmosphère rappelant un peu The Truth (donc pas forcément le meilleur épisode), ce Pilgrims 3 se hisse dans le haut du panier alors qu’on aurait pu craindre un zéro absolu dès les premières pages.