Premier Annual pour X-Files en comics avec deux histoires sur pas loin de 50 pages.

Ecrit par Frank Spotnitz entre autres, cet annual ne s’inscrit dans aucune continuité, ni celle de la série, ni celle du comics. A vrai dire, en lisant ce numéro, on se rend compte que Scully n’est ni la sceptique, ni la croyante, elle est plutôt ouverte sans le faire remarquer et on ne reconnait pas les personnalités de base de Mulder et Scully. La première enquête est très bien trouvée. Un homme appelle sa femme d’outre-tombe. Si le traitement est un peu bancal par un découpage très moyen, l’idée est plutôt ingénieuse et très intrigante. La résolution est certes un peu rapide mais grâce à une pagination plus grande (on atteint les 30 pages), l’histoire tient enfin la route niveau timing et c’est peut-être l’histoire la plus agréable à suivre depuis le début de cette vie version comics pour X-Files. Malgré des dessins très aléatoires qualitativement parlant (on frise les dessins de Bill Plimpton et on cherche la ressemblance avec Duchovny et Anderson), cette première histoire est plutôt réussie mais n’échappe pas à des tunnels de dialogues qui expliquent et réexpliquent tout. Trois pages d’agacement qui illustrent ce qu’on avait déjà compris, c’est vraiment dommage. On frôle le gâchis scénaristique mais l’enquête tient la route.

x-files annual

©IDW

La seconde histoire est d’une nullité sans nom. Scully rêve d’une main hideuse qui représente son premier petit copain et lui annonce qu’elle doit l’appeler car elle l’aime toujours… Si on accepte volontiers le postulat de départ, aidé par un dessin très ressemblant pour Scully), on se perd dans cette histoire très courte au final qui se conclue en eau de boudin. Pourquoi ? Qui? Comment? On ne saura jamais. Incohérent avec le personnage et même volontairement irréaliste, cette histoire ne tient pas la route.

Dommage que la seconde histoire fasse baisser la note. La première histoire est assez réussie et mérite qu’on s’y attarde. Elle prouve aussi qu’il manque vraiment une dizaine de pages aux numéros normaux pour réussir ce passage aux comics.