How I Met s’en est allé et avec elle la case du lundi 20h. 2 Broke Girls a pris le relais non sans mal et une place restait vacante. Friends With Better Lives est donc la nouvelle sitcom du carré du lundi sur CBS.

Niveau casting, on peut difficilement faire moins attractif avec James Van Der Beek (Dawson, Don’t Trust The Bitch) se réessaye à la sitcom avec à ses côtés Majandra Delfino qui nous vient directement de Roswell (2002 quand même), Brooklyn Decker, mannequin de son état et actrice presque débutante, ou encore Kevin Connolly (Entourage), Rick Donald (Underbelly) et la géniale Zoe Lister-Jones (Whitney). Friends With Better Lives a commencé doucement avec moins de 8 millions de personnes devant l’épisode diffusé juste après l’ultime épisode de How I Met qui en réunissait plus de 13. Lundi dernier, le second épisode n’a attiré que 5 millions de personnes ce qui condamne assurément la série. Dommage, car elle est l’une des rares à m’avoir fait rire.

Friends with better lives

©CBS

Il est difficile de me faire ou alors il faut être original, direct ou très ironique. Le pilote de Friends With Better Lives a réussi à décrocher deux ou trois fois un rire franc. La raison est simple, les personnages balancent des vannes plutôt bien trouvées et les références sexuelles sont aussi suffisamment fraîches pour être drôles. La série ne se cache pas de parler de sexe quasi frontalement. Les personnages sont les archétypes même des prisonniers de l’amour entre un divorcé (Will, Van Der Beek), des jeunes parents (Bobby et Andi, Connolly et Delfino), les nouveaux fiancés (Jules et Lowell, Decker et Donald) et la célibattante (Kate, Lister-Jones). Chacun y va de son expérience et de sa position dans les relations pour apporter un regard différent sur les histoires. Évidemment, ils se réunissent tous dans un endroit, ici l’appartement de Bobby et Andi. Ces derniers sont un couple de jeunes parents qui passent difficilement le cap du premier enfant. Leur vie sexuelle est plate au grand damn de Bobby quand Jules et Lowell, fiancés après un rendez-vous, sont des fougueux hippies pour qui la vie est une bénédiction.

Si le premier épisode introduit les situations de chacun, le second passe à la vitesse supérieure avec des intrigues qu’on pense un peu dépassées mais qui fonctionnent toujours grâce au casting très attachant et aux personnages bien définis. Evidemment, Bobby et Andi vont tenter de raviver la flamme, Jules devient végétarienne avec beaucoup de mal pour satisfaire son hippie de fiancé et Will va devoir se remettre en « chasse » sous les conseils toujours directs de Kate. Après la tentative de fellation d’Andi, on a ici une éjaculation de sauce après que Jules ai apprécié avec beaucoup de vigueur un hamburger. l’humour n’est pas du tout salace ou gras, il est très bien dosé dans tous les domaines. Van der Beek est encore plus à l’aise que dans Don’t Trust The Bitch et il joue un divorcé candide affectueux. Zoe Lister-Jones est une révélation. Son franc-parler et son attitude de mec sont vraiment les atouts de cette sitcom coincée évidemment dans une non-originalité que l’on perçoit dans beaucoup de comédies avec une bande de potes.

Friends with better lives

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Enchainant les intrigues et les scènes avec efficacité et portée par des personnages dynamiques, Friends With Better Lives ne révolutionne certes pas le genre mais arrive à être drôle, rythmée et fraîche. SI l’avenir de la série est déjà écrit, on ne peut que déguster chaque épisode et se dire que, déjà, cette bande avait ce petit quelque chose.