Second épisode de The 100 qui a bien commencé devant 2.7 millions de personnes. Ce LOST version CW et SF a-t-il des choses à dire ?

On reprend là où on avait quitté nos The 98. A la manière du pilote de LOST, The 100 terminait son introduction par une phrase toute pensée : Nous ne sommes pas seuls.

Effectivement, ils ne sont pas seuls mais rien ne semble vraiment exciter notre intérêt pour l’instant. A part des animaux mutants et des gueguerres entre têtes à claques, ces jeunes criminels ne s’inquiètent de rien. On se baigne dans l’eau, on la boit, on mange une panthère mutante, en gros, la Terre est déjà acquise. Le côté danger n’existe plus et seule les confrontations entre personnages nourrissent l’intrigue de l’épisode. Et comme dans le premier épisode, ça n’en fait pas un point positif.

Bourrée de bonnes intentions mais bourrée de petits défauts, The 100 arrive à passionner par des enjeux permanents. Les personnages font d’incessants devoirs d’intégration, de missions et parviennent à devenir presque moins perdus que leurs confrères de l’île de LOST. Si Clarke est une leader née agaçante, que Bellamy est gonflant en gros leader dictateur, le reste peine à exister. On reste dans de gros stéréotypes visibles dès les premières minutes du pilote. Ce qui transparaît de positif est ce côté exploration et découverte toujours palpable et qui durera sûrement le temps d’installer les histoires.

Du côté de la station spatiale, l’Arche, on reste dans un minimalisme qui trouve son intérêt dans cette sobriété ambiante. Entre personnages complotant et relations encore hybrides, l’Arche offrira sûrement des intrigues plus denses.

the 100

©CW

Clarke découvre un crâne étrange (seule découverte de cet épisode) mais en voyant la menace qui plane en fin d’épisode, le public se retrouve dans la même position feignante du pilote à savoir 40 minutes de background bien senti puis un climax qui déçoit. Après le jet de lance téléphoné, voici qu’un « grounder », un « local », montre sa trombine. La gestion du mystère est maladroite quand celle de l’exploration est plutôt minutieusement gérée. S’installe alors un sentiment confus, coincé entre l’excitation et le désarroi, la bonne intention et le résultat final. Il ne faut pas oublier que la CW n’est pas une chaîne énorme et qu’elle essaye tant bien que mal d’offrir du spectacle avec peu de moyens. Les pitchs de leurs séries ont un syndrome, celui d’être trop ambitieux pour l’hôte qui les diffuse.

Personnages énervants, background au potentiel énorme, The 100 a installé des situations agaçantes et des enjeux peu originaux. Il faudrait faire le ménage scénaristique pour rendre plus attractif un pitch mal utilisé.