La Belle et la Bête, après avoir été joué pendant 13 ans à Broadway, avoir enchanté plus de 35 millions de spectateurs dans 21 pays, est joué au théâtre Mogador depuis le mois d’octobre. Pour ceux qui n’y seraient pas encore allés, cet article finira peut-être de vous convaincre ? Vous avez jusqu’au mois de mai…

Le musical : une nouvelle façon de revisiter ce conte, écrit et adapté par Mme Le Prince de Beaumont en 1757. Après le film de Jean Cocteau (1946), Disney s’approprie l’histoire en 1991 et en fait l’un des plus grands succès des studios. L’histoire fait actuellement de nouveau l’objet d’une adaptation cinématographie avec le film de Christopher Gans, actuellement au cinéma.

La Belle et la Bête

La Belle et la Bête

Est-ce vraiment nécessaire de rappeler l’histoire de La Belle et la Bête ? (mais oui Ceci Lia, comment résister à ta manière si personnelle de nous raconter des histoires ?? ndlr)

Belle, la fille la plus canon de son village, coule une existence paisible avec son père et ses livres. Afin de sauver son papounet retenu prisonnier dans un château (dont le proprio n’est autre qu’une méchante bête), elle choisit de renoncer à sa liberté et prend la place de son père en tant que captive. Au cours de son emprisonnement la Belle et la Bête apprendront à se connaître…

Même si cette adaptation est assez fidèle au dessin animé créé par Disney, quelques libertés ont été prises pour la mise en scène. Certaines pourront surprendre les spectateurs, comme l’ajout de chansons qui n’existent pas chez Disney, ou encore des jeux de mots un peu actuels (parfois un peu trop actuels). A la place de la surprise peuvent venir la gêne, ou le rire… (comme la dame derrière nous qui n’en pouvait plus). A chacun de voir.

D’autres choix ont été faits, qui apportent fraîcheur et renouveau à l’ensemble. Certains rôles ont été développés pour un résultat très positif : le fou, la relation amicale entre Lumière et Big-Ben, Lumière qui est retravaillé en mec un peu chaud du slip (ce que Disney ne pouvait sûrement pas se permettre…).

Belle est comme dans le dessin animé : un peu lisse. Heureusement que l’actrice a une belle voix. Quant à la Bête, c’est peut être le personnage qui m’a le plus déplu. Je n’ai pas trouvé qu’on lui donnait assez d’importance. Cette bête n’est pas assez grognon. Où est sa mauvaise humeur légendaire ? Big up à Gaston qui tient à merveille le rôle du macho narcissique et misogyne. Zip est à croquer. Il remporte un véritable succès auprès du public complètement gaga.

La comédie musicale colle assez fidèlement à l’univers de La Belle et la Bête créé par Disney. Vous êtes donc transportés pendant 2h30 au cœur d’un monde féérique. Ce spectacle nous fait facilement retomber en enfance. Les décors sont superbes et soignés. La scénographie très travaillée. Les costumes colorés et inventifs pour personnifier les hommes-objets.

Au final, cette comédie musicale tient ses promesses et offre 2h30 de bonheur au public. Une adaptation assez sage et fidèle du dessin animé, un jeu d’acteur très juste et un festival de couleurs, de féérie et de bonne humeur. La Belle et la Bête est une belle parenthèse joyeuse à s’offrir en plein hiver. On sort du théâtre en chantant et en dansant, le sourire aux lèvres.

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Séances du mardi au vendredi à 20h – samedi à 15h et 20h – dimanche à 15h (jusqu’au 19 janvier 2014 et à partir du 1er juin 2014) — Dimanche à 11h et 16h (du 26 janvier 2014 au 25 mai 2014) — Relâche le lundi

Toutes les informations et réservations sur le site du théâtre Mogador