House of Cards est de retour demain sur Netflix avec sa saison 2 ! Vous serez d’accord pour dire que la saison 1 a fait grand bruit en 2013. Moi, je n’aime pas les séries qui parlent de politique mais, pour ne pas mourir (trop) idiote, j’ai regardé la saison 1. Et j’ai a-do-ré !

Frank réfléchit à son prochain coup.

Frank réfléchit à son prochain coup.

House of cards, c’est la série américaine créée et écrite par Beau Willimonet, produite par David Fincher, Kevin Spacey, Eric Roth, Andrew Davies et Michael Dobbs. Remake de la série britannique du même nom diffusée en 1990, tirée du roman de Michael Dobbs. La saison 2 sera disponible à partir de demain, le 14 février sur Netflix et le 13 mars sur Canal+ le jeudi à 20h55

Frank Underwood, membre du Congrès démocrate, a aidé Garrett Walker à devenir Président des Etats-Unis en échange de la promesse de devenir Secrétaire d’Etat. Mais, quelques jours avant l’investiture, la chef de cabinet Linda Vasquez, lui annonce que la nomination n’aura finalement pas lieu. Passablement désappointé, Frank Underwood décide de se battre contre ceux qui s’opposent à lui, secondé par son épouse Claire, qui comptait également sur cette nomination pour mener à bien les projets son groupe d’activistes environnementaux.

Si les séries à pléthore de personnages et d’intrigues balancés dès le premier épisode vous effrayent, n’ayez pas peur de House of cards. Et c’est moi qui vous le dis. Moi qui n’ai rien pigé à Game of Thrones avant le 6ème épisode tellement je me mélangeais les pinceaux. Dans House of cards : rien de tout cela. L’intrigue principale est claire dès le départ, et nous entraîne dans les rouages du réseau professionnel de Frank Underwood, ainsi que dans sa vie personnelle. Le personnage de Claire est très intéressant, en ce qu’il semble à merveille compléter Frank, tout en apportant son lot de mystère et de suspens. Le couple Underwood donne l’impression d’avoir mis au point un parfait partenariat. Ils savent tous les deux ce qu’ils veulent, et sont prêts à de nombreux sacrifices pour y arriver. Mais jusqu’où sont-ils réellement capables d’aller ? Frank et Claire sont entourés de personnages secondaires réussis : la jeune et ambitieuse journaliste Zoe Barnes, dont Frank se sert pour communiquer à sa manière, et le député Peter Russo mal dans ses baskets et manipulable à souhait.

Les petites phrases bien senties de Frank sont toujours délicieuses, ainsi que ses coups, plus ou moins bas… Le suspens tient principalement aux risques qu’il prend pour obtenir ce qu’il veut. Il joue parfois à pile ou face, ce qui lui provoque quelques sueurs froides, ainsi qu’à nous. Kevin Spacey est excellent ; Robin Wright tient son rôle à merveille également. Tous les deux sont bluffants de charisme.

Second-degré-power pour Kevin Spacey, surtout lorsqu’il s’adresse à nous, face à la caméra. Oui parce qu’au cas où nous aurions un peu de mal à suivre et à comprendre les interactions entre tel et tel personnage, Frank est sympa et nous explique certaines subtilités. C’est toujours amusant de le voir changer d’expression et se tourner aimablement vers un protagoniste, alors qu’il vient de nous dire les pires saloperies derrière son dos. Ça fonctionne très bien, et on ne s’en lasse pas. Le cynisme est contagieux : celui de Frank nous gagne, qui nous pousse à avoir envie qu’il réussisse… On se surprend à valider certains coups bas et espérer ses victoires… jusqu’à une certaine limite… ? C’est à vous de voir… Robin Wright, quant à elle, est parfaite en business woman aux cheveux courts et Louboutin étincelantes. Si elle montre à plusieurs reprises davantage de sensibilité que son mari, elle n’en est pas moins vindicative et volontaire.

Rois, dames, valets... In the house of cards

Rois, dames, valets… In the house of cards

La série est divisée en saisons de 13 épisodes de 50 minutes. La tension monte progressivement au fils des épisodes d’une grande densité. Tout tend à se mettre en place pour un final que l’on redoute autant que l’on en est curieux.

House of cards met les pleins feux sur la vie au Congrès des États-Unis d’Amérique. Alliances et trahisons, travail législatif, comptes-rendus au Président, mais aussi vie quotidienne des membres du Congrès. Leurs vies de famille, leurs histoires d’amour, leurs espoirs, leurs déceptions, et la relation que tout ce petit monde a avec la presse, les syndicats, avec les citoyens aussi. Décrit comme ça, la série semble choisir un angle très large, mais House of cards le fait avec intelligence, distillant au fil des épisodes différents points de vue qui apportent leur pierre à l’édifice.

Personnellement, je suis super impatiente. Une soirée de Saint-Valentin devant la saison 2 de House of cards ? Yes I can !

Le teaser de la saison 2 ci-dessous, et quelques autres vidéos sur cet article du Reviewer