OCS programmera, dès lundi prochain, les 10 épisodes de la saison 1 de  « In America », ou le road trip de David et Michel pour rallier Las Vegas, où l’un doit présenter un produit révolutionnaire, et l’autre participer à la Sofa’s Cup. Une vadrouille assortie d’une vraie aventure américaine pour la production, heureusement beaucoup plus planifiée. Rencontre.

A l’instar des deux compères de la série, l’équipe de production de « In America » a voulu l’Amérique et elle l’a eue (ndr : comment ça, je ne peux pas attaquer avec Joe Dassin?!). Un road trip qui s’est prolongé sur le vrai tournage : une partie des épisodes se déroule en flashbacks, tournés en région parisienne. Mais la production américaine pour une série sur une chaîne comme OCS City était un vrai pari, avec 9 jours de tournage intensifs en avril dernier, entre New York, Dallas et Las Vegas, destination finale des deux compères. On revient sur une escapade intensive avec Noor Sadar (producteur exécutif), Alexis Charrier (réalisateur) et Jonathan Taylor (producteur exécutif et coordinateur de tournage USA).

Comment ça se passe, de tourner aux Etats-Unis pour une série comme « In America » ?

Noor Sadar (producteur délégué, Love My TV) : Il faut être ultra-pragmatique, efficace, et prendre des décisions rapidement. On  a beaucoup travaillé en amont en préproduction, car les dates d’allers et retours aux Etats-Unis étaient calées, on ne pouvait rien changer ni prolonger. On a aussi travaillé en équipe restreinte avec une dizaine de techniciens. Pour ce faire, on a fait appel au coordinateur de tournage, Jonathan : c’est lui qui s’est occupé de trouver les décors, et le matériel. Il a une société aux Etats-Unis, on a tourné avec des comédiens qu’il connaissait.. c’est un peu notre homme-orchestre.

Avez-vous vraiment tourné dans tous les endroits de la série ?

Noor Sadar : On est les rois des tricheurs. En fait, on a tourné à New York et Las Vegas, en plus de quelques extérieurs comme le Grand Canyon. Et toutes les villes traversées par le duo, on les a tourné à Dallas. Le faire vraiment en louant une camionnette, avec nos dates de séjour, c’était injouable.

Est-ce qu’il y a eu des difficultés de tournage ?

Alexis Charrier (réalisateur) : Ça a été plus dur à New York. Notamment à Central Park et Manhattan.

in america ocs

David (Vincent Primault) et Michel (Hédi Tillette de Clermont Tonnerre) en vadrouille en plein Manhattan. Un tournage pas de tout repos derrière la caméra. (Crédit : OCS/In America)

Jonathan Taylor (producteur exécutif/coordinateur de tournage) : Ce qui est génial, c’est que la ville de New York accueille beaucoup de tournages, donc ils ont rendu ça très facile et pas cher. J’étais un peu anxieux, parce que le jour du tournage à Coney Island était situé peu de temps après le passage de l’ouragan Sandy, donc je pensais que ça n’allait pas être très beau à voir. Mais nous avons eu de la chance, c’était le cas.

Alexis Charrier : A Central Park, c’était plus embêtant, on devait montrer nos autorisations de tournage. Egalement sur le Queensbridge, où on filmait sur un toit ouvrant, avec les policiers derrière.

Jonathan Taylor : Les photos du tournage étaient envoyées au FBI, donc lorsqu’on est arrivés au Texas, ils avaient entendu parler de nous. Ils nous ont dit : « Continuez à tourner au Texas, on aime beaucoup ! »

Alexis Charrier : Avoir un tournage façon commando, cela donne une liberté assez plaisante, comme on a pas à bouger toute la machinerie. Avec une vraie équipe, et l’implication de beaucoup plus de gens, il y a un peu plus de lourdeur. On a laissé une part à l’improvisation, mais avec des choses très anticipées et planifiées. On essayait d’optimiser chaque minute de notre présence dans les villes : donc quand on partait de l’hôtel avec les caméras, on faisait des plans sur le soleil car on perd un peu de temps à les tourner en allant sur les décors.

Jonathan Taylor : Il n’y avait aucun moyen de rallonger notre séjour…

Alexis Charrier : …donc tout ça fait que pendant un tournage comme celui-ci, tu ne peux pas t’arrêter. On a tout crossboardé dans tous les sens (ndr : regroupé le tournage des séquences par lieux de tournage).

Est-ce que vous vous êtes inspirés de films comme « Date Limite » ou « Un Ticket Pour Deux » pour la réalisation?

Alexis Charrier : « Date Limite » est une référence, mais y a un côté narratif qui se rapproche du long-métrage. Le véritable défi du tournage, c’est de faire ressentir l’évolution entre New York et Chicago, d’un épisode sur l’autre les personnages ont parcouru 500 kilomètres, c’est rock’n’roll de ne rien rater.

Jonathan Taylor : Dallas était assez utile en matière de géographie, en cela que c’est un amalgame de plusieurs villes américaines à la fois. On peut aller à l’autre bout de la ville et faire une heure de route, et trouver une géographie totalement différente. De plus, c’est une ville assez grande, où on peut trouver de tout. Après avoir reçu les scénarios, j’ai aidé aux repérages quelques semaines avant, afin de trouver les endroits les plus appropriés pour ressembler aux villes souhaitées.

Noor Sadar souhaite renouveler l’expérience de ce type de tournages à l’étranger sur d’autres séries, par exemple « France KBek », également diffusée d’ici quelques semaines sur OCS. Quant à la saison 1 de la série, elle est assez ouverte pour que l’expérience des deux beaux-frères soit renouvelée ailleurs, si saison 2 il y a.

Stay tuned : à venir cette semaine, la critique de la saison 1, diffusée dès le 3 février à 22 heures.