Si pour vous la magie de New York s’apparente à celle de Noël, alors vous êtes tombés sur le bon article. Les éditions Stock ont sorti cet automne ce recueil de nouvelles original sur le thème de New York. Le livre a donc quelques mois, mais je choisis de vous en parler pour Noël. Nouvelle après nouvelle, laissez-vous entraîner à Central Park, Brooklyn, Harlem… grâce à la plume d’écrivains talentueux.

new-york-ecrivains-couvUn recueil de nouvelles sous New York dirigé par Vincent Jaury, fondateur et rédacteur de la revue Transfuge ? Sans hésitation, je demande à recevoir le livre. Une chouette couverture, des lumières floutées rouges et grises, l’Empire State Building. Moi qui rêve de retourner à New York depuis des mois, je me dis que ce recueil pourrait m’aider à patienter… !

Des écrivains plus ou moins connus se partagent de recueil de 225 pages, à raison d’une dizaine chacun. François Bégaudeau, Clémence Boulouque, Chloé Delaume, Michka Assayas, Oriane Jeancourt Galignani… nous entraînent dans différents quartiers de New York, mais aussi à différentes époques. Quelques pages d’illustration par ci par là, dessins de François Olislaeger qu’on dirait tracés au fusain, sobres, qui reflètent différentes ambiances.

Une jeune femme ère dans les rues de New York après une soirée en boîte de nuit, en robe de soirée et chaussures en toile, elle cherche sa voie auprès des voyantes qu’elle croise sur sa route. La réponse au pourquoi d’un amour perdu ? Un autre démarche des producteurs dans l’espoir de vendre son scénario sur les pensées de Melville, l’auteur de Moby Dick. Obsédé par le souhait de voir son projet aboutir, il va jusqu’à Paris rencontrer Michael Cimino. Laura et Alex traversent l’Atlantique pour un concert, espérant redonner à Alex l’espoir, ou le message, qu’il semble attendre…

« La fureur de ta vie passée trouvera ici de quoi s’exalter. »

Autant d’histoires que de confrontations aux côtés sombres des personnages. Autant de petites vérités parsemées ici et là dans le texte.

L’article paru sur Mediapart, dont l’angle est intéressant : New York non pas comme une ville, mais comme une « histoire collective », un enchevêtrement d’existences, de parcours, d’intimités. Mais aussi comment ne pas aller vers les mille clichés possibles lorsqu’on parle de cette ville ? Le recueil du New York des écrivains relève parfaitement le challenge. Aucun lieu commun, juste des histoires les unes à la suite des autres, à partir desquelles se dessinent dans notre imaginaire les buildings, les avenues, New York.

« La transmigration des rêves est la seule explication de New York. »

Sur ce, joyeux Noël ! 🙂