Contrairement à ce que laisse penser son générique, ce n’est pas le remake québécois de la série The Walking Dead. La référence n’est peut être pas flagrante mais elle se voit. Les deux séries ont un petit point commun: l’univers assez particulier dans lequel évoluent les personnages. Alors que The Walking Dead nous emmène dans un groupe de survivant qui tentent de résister à l »envahisseur zombie, Unité 9 nous dépeint le quotidien de femme détenues.

unité 9

©Aetios Production

Cet article arrive tout pile en coïncidence avec la diffusion de la série par TV5 Monde, le pilot sera diffusé le lundi 28 octobre ! Mais si vous me connaissez un peu, vous savez que depuis Oz , l »univers carcéral m »attire tout particulièrement et c »est donc pour cela que j »ai décidé de m »envoler vers le Québec pour cette nouvelle découverte télévisuelle.

Quid du pitch de la série ?

Marie Lamontagne,(Guylaine Tremblay) se fait emprisonner à l’établissement carcéral pour femmes de Lietteville.. Normand Despins (François Papineau), réputé pour avoir redressé quelques établissements carcéraux masculins, vient d’être nommé directeur de l’établissement. On lui a confié le mandat de réformer le milieu carcéral féminin. Marie Lamontagne et Normand Despins  vont s’affronter dans une lutte sans merci pour la réhabilitation des femmes ayant commis un crime.

Tout commence donc avec Marie Lamontagne qui est condamnée à une peine de prison pour avoir tentée d »assassiner son père. La série prend le temps de s »installer car on ne rentre pas dès le début dans l »univers carcéral. Cela vient doucement après la condamnation de Marie et on peut dire que cela se fait plutôt « en douceur ». C »est dans l »épisode 2 que je me suis pris une claque. Il y a une scène de fouille corporelle (passage obligé pour tout détenu qui entre pour la première fois en prison). Et même s »il n »y a aucune violence physique, car les surveillantes ne touchent pas Marie, cette scène est assez violente psychologiquement. On est littéralement mis à nu en même temps que Marie et j »ai ressenti ce mal être et ce sentiment de n »est plus vraiment une femme mais de la chaire humaine. A l »intérieur de la prison, si je dois faire la comparaison avec Oz, on a une impression de pseudo liberté. Pas de cellule, pas trop de bruits, pas de pression (tout du moins au début). Comme Marie, on est étonné de voir que les « cellules » sont en fait des sortes de petits bungallows où les détenues ont une certaines libertés. Marie s »étonne même du fait qu »il n »y ait pas de fenêtres mais c »est là que Suzanne, une détenue en apparence naïve et faible, nous dit quelque chose de très juste: pas besoin de vrais barreaux puisqu »ils sont tout d »abord dans notre tête. Je suis vraiment pressée de voir le développement de Marie qui est un peu mon Beecher (de Oz) au féminin et on a le même procédé, on découvre la prison à travers ses yeux.

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©Aetios Production

Bien sur, on a un panorama des autres détenues dont on va suivre les aventures et là on retrouve les codes qu »il y a dans chaque groupe : la “trouble-maker”(Jeanne, jouée par Eve Landry) pour laquelle j »ai une tendresse parce que j »imagine que derrière son caractère se cache quelque chose de plus profond) la « sage », la faible … Mais on ne tombe pas dans les clichés, c »est un online casino canada peu comme The Following, on joue avec les codes du genre et on les améliore.

Je dois avouer que je suis trop dans l »atmosphère de Oz pour me détacher complètement et réellement apprécier la série à sa juste valeur. Mais pour quelqu’un qui n’a jamais vu cette série, c’est une très bonne série du genre. (Le hic quand on connait Oz, c’est que c’est du très haut niveau et on a tendance à tout comparer et à dire que les séries reprennent les codes de la taulière en matière de séries sur le monde pénitencier). Il y est vrai que là, on a le pendant féminin donc forcément il y a une autre appréhension et surtout une autre vision. Comme j’ai pu l’entendre, c’est une série faite par une femme et portée par des femmes (la réalisatrice est Danielle Trottier). Portée est réellement le mot. Les actrices principales sont justes et convaincantes, ce qui aide vraiment à revenir vers la série (pour les personnes qui peuvent être rebutées par l’univers carcérales). C’est plus une histoire de femmes et de combats pour la vérité qu’une histoire de prison (comme à la Prison Break).

Il y a quand même un petit bémol mais c’est très personnel car personnellement, la langue québécoise (oui parce que parfois je ne comprends pas vraiment tout) a été un frein parfois. Et je dois avouer que j »ai énormément de mal avec l’accent. Mais même moi j’ai pu faire abstraction de tout cela grâce à la justesse des interprétations et du scénario.

Bref, c’est une série que je vous recommande car en plus du sujet bien traité et des interprétations parfaitement juste, c’est aussi une autre vision des séries télé que vous allez découvrir avec nos cousins outre-atlantiques. Un sériephile digne de ce nom se doit d’élargir ses horizons autre que les séries US ou UK et Unité 9 est un très bon moyen de le faire.

Elvire.