Après Château Bordeaux, Glénat se lance dans une nouvelle saga familiale en BD sur le thème du vin. In vino veritas se passe en Italie et raconte l’histoire d’un frère et d’une soeur qui vont se déchirer dans le cadre de leurs carrières respectives dans le monde du vignoble.

Lionello et Tessa Tomasini, enfants, sont inséparables. Mais avec le temps, le frère et la soeur vont s’éloigner et faire carrière dans le vin chacun de leur côté.

Dès les premières pages, In vino veritas nous met devant le fait accompli : ils ont grandi et ne se parlent plus. Pourquoi ? On n’en saura pas plus pour le moment sur les raisons de cette mésentente. On remarque par contre qu’alors que Lionello cherche le profit à tout prix, Tessa semble plus rechercher la qualité.

In Vino Veritas

Le frère et la soeur
© Glénat

Alors qu’on suppose qu’ils ont atteint la trentaine, leur grand-mère meurt. Elle les supplie dans son testament de se réconcilier en montant une affaire en commun. Tessa refuse catégoriquement ; elle considère ne pas avoir la même vision des choses que son frère, et ne souhaite pas faire de compromis. Mais Lionello se montre plus hésitant et est touché par la prière de leur grand-mère.

In Vino Veritas

Lionello Tomasini
© Glénat

C’est alors qu’un de leurs amis d’enfance vient leur rendre visite. Lionello lui explique la situation et lui demande d’en parler avec Tessa. Tessa et lui semblent en effet avoir une relation toute particulière, qui ne nous sera pas vraiment expliquée…

C’est le reproche principal que je ferais à la bande-dessinée de Corbeyran et Luca Malisan. Je comprends l’intention de distiller les éléments pour les développer plus tard, mais ce tome 1 de In Vino Veritas m’a laissée un peu sur ma faim. J’ai aimé l’histoire, les personnages sont intéressants, et on a envie de savoir ce qu’il va se passer. Seulement, j’aurais aimé pouvoir m’en mettre plus sous la dent !

Quant au travail de Luca Malisan, je donne un très bon point à ses paysages. Le dessinateur de La Croisade des enfants nous donne un joli aperçu de l’Italie. Sa page  consacrée à Florence est tout simplement sublime, j’avoue l’avoir regardée pendant de longues secondes et être revenue dessus plusieurs fois. Les vignes sont aussi très belles.

Je trouve les personnages de In Vino Veritas un peu trop caricaturaux. Le frère et la soeur ont vraiment l’air d’être italiens, pas de souci de ce côté-là. Ils sont tous les deux très bruns, et vraiment beaux. Un peu trop beaux, justement. Grands, minces, charismatiques, ils ont tout pour être les héros d’une saga. Mais le lecteur pourra-t-il réellement s’identifier à eux ?

En résumé, In vino veritas réussit à capter l’attention de son lecteur, mais reste plutôt paresseux dans ce premier tome. On attend du deuxième que le fil rouge de la saga devienne plus dense.

Pour le moment, deux tomes sont prévus.

In Vino Veritas

© Glénat

Pour les curieux, vous pourrez feuilleter quelques planches sur le site de Glénat