Futurama sait émouvoir le public à travers des épisodes marquants comme The Late Philip J Fry, The Luck of the Fryrish ou encore le fameux Jurassic Bark. Dans ce dernier, le sort du chien de Fry était poignant, la scène magnifique et Futurama gagnait ses galons de grandes séries. Game Of Tones parvient à revenir sur la « mythologie » de Fry et se permet de faire revenir Seymour…

Une étrange mélodie se fait entendre régulièrement. En enquêtant, Fry se souvient l’avoir déja entendue le 31 décembre 1999 (mélodie proche de Rencontres du troisième Type, 1977) . Le professeur lui installe une machine digne d’Inception pour aller sonder ses rêves, ses souvenirs. Fry se retrouve donc le jour où il a été congelé, l’occasion de revoir sa famille une ultime fois.

Game of Tones

Dès que Futurama touche à la mythologie de Fry à savoir le jour où il a été congelé, on touche la plupart du temps au brillant. The Why of Fry revisitait les raisons de la congélation de Fry en impliquant Nibbler. L’épisode y fait référence en y ajoutant donc ce petit son à trouver. Ce n’est pas le plus pertinent de l’épisode et on trouve la vraie raison d’aimer cet épisode dans la gestion des souvenirs de Fry. Notons la bonne idée de proposer des décors vides quand Fry n’a aucun souvenir d’avoir été dans cet endroit. En revoyant sa famille et Seymour, Futurama touche à la fibre sensible du spectateur. Fry n’est plus l’idiot de la série mais celui qui a disparu. On touche au drame familial à la toute fin de l’épisode avec une scène très touchante. Seymour réapparaît mais malgré l’allusion à Jurassic Bark, il n’y a pas vraiment de réussite sur ce point. Seymour est même l’élément comique de l’épisode avec une grosse référence à Family Guy (Seth MacFarlane double même Seymour).

Alors que l’on pensait que la mélodie allait être la clé de l’épisode, le dénouement n’est pas des plus satisfaisants même si on fait encore le lien avec d’anciens épisodes. Le suspens est pourtant bien défini en revivant les derniers instants « normaux » de Fry. Mais cette épilogue ne gache en rien el charme certain de l’épisode. La déception n’est pas de mise puisque le script se tient finalement assez bien. L’atmosphère glboale de l’épisode transcende vraiment le script. Futurama touche à la perfection en instaurant une émotion vraiment palpable. L’humour est doux, les idées sont encore magnifiques (les mots d’Amy quand Nibbler parle s’adresse directement au téléspectateur, l’apparence du vaisseau), Futurama rappelle qu’elle fut une grande série proche de la perfection à ses débuts et qu’elle veut encore rester dans les mémoires. Décidément une série plus riche que le Simpsons.