Comic-Con, zombies, geeks, tout ça réuni dans un comics ? C’est l’idée de cette BD éditée par Glénat depuis juillet 2013 et qui a tout l’air d’un bon bol d’air frais ! Fanboys vs Zombies fait-il honneur à son pitch-titre ?

Une bande de potes se retrouve comme tous les ans à San Diego pour le Comic-Con, gigantesque convention Ciné/Télé/Comics/JeuxVidéo. Leur relation est déjà bien entamée quand un ancien ami pointe le bout de son nez. Querelles et rivalités sont le lot de leurs retrouvailles, alors que la convention bat son plein. Dans les allées, un hot-dog douteux récupéré par un affamé se retrouve être l’origine d’une infection généralisée. Bientôt, la majeure partie des visiteurs vont se retrouver en zombies bouffeurs de cervelles. Seule la bande de potes appelée les Fossoyeurs restent encore humains, bientôt aidée par une star de films d’action et une starlette culte.

Fanboys vs Zombies

©Glénat

Le pitch de Fanboys vs Zombies avait de quoi exciter, hélas, ça ne va pas au-delà : la faute à un script assez faiblard durant les 4 premiers numéros de ce titre. Les personnages sont plutôt dans le cliché avec le gros geek, le beau gosse, l’ex couple, le rival, la starlette sexy… et le trait plutôt bien senti de Jerry Gaylord, les formes généreuses des filles sont plaisantes, les visages expressifs des personnages sont bien retranscrits, par contre les arrière-plans sont désespérément vides…
Pendant toutes ces pages, jamais on ne se sentira dans l’histoire de Fanboys vs Zombies, le script préférant jouir de son concept et de répéter pendant un bon tiers du comics des attaques répétées de zombies… qui semblent d’ailleurs ne pas trop surprendre les geeks. Comme quoi, ils ont beau baigner dans cette culture, ça les anesthésie totalement quand un vrai événement arrive. Pour les références, il ne faut pas s’attendre à beaucoup de choses pertinentes, un clone de Bruce Campbell, quelques hommages à des personnages et univers, mais rien de bien réjouissant ! Par contre, pour les rebondissements et les avancées d’intrigues, le script a un sérieux problème de rythme. Autant il accélère beaucoup trop les choses quand il s’agit de développer l’intrigue, autant pour les querelles entre personnages, il prend le temps et n’offre rien d’original. Quand ils sortent enfin de la convention, le lecteur a l’impression d’être libéré de quelque chose d’anxiogène. Dommage pour lui, c’est la fin de ce tome 1 ! La suite, en octobre !

Pour avoir vécu un Comic-Con, on peut saluer la parfaite retranscription de l’ambiance, des lieux et des petits détails environnementaux. On reconnait assurément les lieux et on prend plaisir à retrouver l’univers Comic-Con. Aidé par un dessin agréable malgré un manque de rigueur, Fanboys Vs Zombies souffre d’un script un poil répétitif dans ce tome 1, mais il est fort à penser que le tome 2, libéré du concept Comic-Con va pouvoir explorer une histoire de zombies plus terre à terre mais avec beaucoup plus de possibilités.

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Fanboys vs. Zombies

Edité par Glénat au prix de 14,95€ (128 pages)