Enième remake de classiques du cinéma d’horreur et d’épouvante, Evil Dead version 2013 a reçu la bénédiction de Sam Raimi, patron du premier datant de 1981.

Sorti en mai 2013, Evil Dead est réalisé par l’uruguayen Fede Alvarez qui a tapé dans l’œil de Raimi grâce au court-métrage Atco De Panico, film avec des robots géants.

Evil Dead

@Metropolitan

Entre remakes fadasses et vraies réussites, le cinéma d’épouvante et d’horreur doit avoir de vrais artisans derrière pour offrir une œuvre de qualité. Evil Dead a été suivi de près par son précédent géniteur et il aurait fallu être idiot pour penser qu’il allait foirer son propre remake. Quoique… Evil Dead est une relecture nerveuse, moderne et très violente du film des années 80. Avec aucune trace d’humour et une violence graphique intense, Evil Dead est sans conteste, un film d’une rare beauté plastique.

Multipliant les plans esthétiquement travaillés, Alvarez parvient à donner une identité à ce remake. Il ne lui restait plus qu’un scénario qui tient la route. Hélas, même si le film offre un point de départ original, loin des sempiternels ados qui vont camper, Evil Dead a quelques petits défauts.
C’est une succession de scènes gores jouissives, portées par des personnages à la limite du cliché mais la rapidité d’exécution (c’est le cas d le dire) des scènes et de l’avancement de l‘intrigue finie par tenir le spectateur jusqu’à la fin malgré un manque évident de tension. On sait que la blonde va y passer, que le pote à lunettes aussi mais on prend un petit plaisir à les voir se trucider.

Evil Dead

@Metropolitan

On perd Bruce Campbell mais Evil Dead version 2013 prend le contre-pied de ce que la Cabane Dans Les Bois a&vait tenté de faire : annihiler le genre. Ici les mécanismes sont connus mais ils ne sont plus rouillés. Le fait que le film débute par une situation pas débile et que les personnages réagissent de façon moins conne que dans les autres produits du genre donne un certain crédit au film.

Avec les mignonnes Jessica Lucas (Cloverfield) et Jane Levy (Suburgatory), le film a tous les ingrédients d’un bon film d’horreur sans temps mort. Les scènes de tuerie se succèdent jusqu’à un final d’une violence intense. Misant tout sur le visuel  plutôt que sur le psychologique, Evil Dead est loin d’être le meilleur remake et aurait sûrement eu plus à dire s’il n’était pas une refonte de classique.