Sorti pour Noël 2012, Les Mondes de Ralph a été un succès d’estime. Loin des hits de Pixar, ce film de chez Walt Disney Animation Studios (nouveau nom de Disney Pictures après le rachat de Pixar) est pourtant une belle tentative.

Les Mondes de Ralph m’a étonné.  Pendant 20 minutes, le film est parfait mélangeant geekitude, nostalgie, idées de génie. Me rappelant les critiques lui donnant comme points négatifs un coté bon enfant un peu trop prononcé, je me suis senti méfiant. Effectivement, le film plonge dans un schéma assez classique avec les personnages mis à l’écart qui vont devoir passer quelques épreuves pour se trouver une identité et une place dans le monde.

Les Mondes de Ralph

©Disney

Multipliant les références aux jeux vidéo de notre enfance, adolescence et de notre temps, Les Mondes de Ralph caresse le spectateur gamer ou même geek dans le sens du poil. En ajoutant un personnage de petite fille, le film amène le jeune public par la main. Disney réussit son pari, il ne reste plus qu’à raconter une histoire. Là, Les Mondes de Ralph pèche un peu. Le méchant est méchant, la gentille est gentille, et le héros méchant qui veut être gentil est un vrai gentil. Les idées qui parcourent le film relatives au monde du jeu vidéo est pourtant plutôt bien utilisés mais de moins en moins présentes. La jeune fille est un « bug », une anomalie et est rejeté par les autres. Les jeux vidéos ont des mondes propres et l’écran de la borne d’arcade est la fenêtre vers le monde réel. QBert, Sonic ou Zanghief ont une vie propre et tous les héros se retrouvent dans la multiprise, lieu de rencontre de toutes les bornes et donc de tous les mondes virtuels. L’idée charme et on se retrouve embarqué dans une histoire connue mais au capital sympathie immense.

Les Mondes de Ralph est balisé certes mais propose un univers coloré, attirant et arrive à utiliser son univers pour garder en son sein une originalité certaine. Je rejoins une critique faite par DynatiaCydonia,qui dit très justement qu’« Apparemment on a switché les bracelets dans les studios. Si Mérida (Rebelle) est le portrait craché du père Disney, Ralph a bien l’ADN de Pixar. 

Les Mondes de Ralph

©Disney

En effet, Les Mondes de Ralph parait emballé dans une forme Pixarienne tout en proposant une histoire proche du cahier des charges de l’empire Mickey. Dans les standards techniques actuels, Les Mondes de Ralph est une bien belle preuve que l’animation traditionnelle ne peut pas offrir un tel univers visuel. Des personnages assez attachants, un rythme trépidant et de l’humour bienvenu font de Ralph un essai réussi.