Massacre à la Tronçonneuse est un film d’horreur culte de 1974. Ses suites, tournées plus de 10 ans après, un peu moins, son remake un peu plus, la suite du remake non. Ce Texas Chainsaw 3D est la suite du tout premier… mais  version 2013. Vous suivez ?

Texas Chainsaw

©MetropolitanFilms

Vrai faux remake, fausse suite, les Texas Chainsaw sont un peu l’antichambre du film d’horreur et d’Hollywood. Elle contient tout ce qui est à faire et à éviter. Après le succès mérité du remake de 2003 où le joufflu de Jessica Biel faisait des ravages et où la caméra de Marcus Nispel rendait honneur à un genre en désuétude. Point de départ de toute une vague de (débardeurs blancs et de) remakes plus ou moins réussis de tous les classiques du genre (The Fog avec Tom « Smallville » Welling, Amityville avec Ryan Reynolds, Freddy, Halloween, Vendredi 13 et La Maison de Cire avec Jared « Supernatural » Padalecki ou Evil Dead cette année), Texas Chainsaw Massacre se permettait d’offrir un film craspec et tendu du slip (ou du débardeur blanc), atmosphère que beaucoup n’ont pas réussi à retranscrire.

Texas Chainsaw

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Après une suite copiée-collée sans talent, Texas Chainsaw semblait être une faute de parcours, une réussite chanceuse. Marcus Nispel a tenté de ressortir une franchise de sa tombe avec Jason et Friday 13th mais un script paresseux et une mollesse dans la caméra n’ont pas transformé l’essai. Le cinéma d’horreur version remake n’affole plus les foules. L’original Cabane dans les Bois avait redonné un peu d’espoir. La tentative Texas Chainsaw 3D n’avait que peu de chance de trouver quelque intérêt.

La recette du film d’horreur est simple : une menace bien charismatique, du suspens, un décor dément, une moiteur palpable et une héroïne plutôt sexy (ici Alexandra Daddario, Percy Jackson). On est dans le cliché certes, mais ça a toujours fait ses preuves même si Buffy a tenté de contrebalancer les clichés. Dans ce Texas Chainsaw réalisé par John Luessenhop (Takers, 2010), les ingrédients sont là, il manque juste le principal : une histoire solide. Et peut-être dix ans de retard mais ça…

Dans la recette, il ne faut pas oublier de bons gros clichés comme un casting avec la bonnasse, la délurée moins jolie, le black, l’idiot et le beau gosse. Normalement, vous avez au mieux un film d’horreur réussi, au pire un bon film d’horreur pour les soirées entre potes.

L’histoire : Après le massacre de ses quatre amis, Sally était parvenue à échapper à l’épouvantable famille Sawyer. Les habitants de la petite ville de Newt, au Texas, avaient décidé de faire justice eux-mêmes, brûlant la maison de cette famille maudite et tuant tous ses membres. C’est du moins ce qu’ils crurent à l’époque…
Bien des années plus tard, à des centaines de kilomètres de là, une jeune femme, Heather, apprend qu’elle vient d’hériter d’un somptueux manoir victorien, léguée par une grand-mère dont elle n’avait jamais entendu parler. Accompagnée de ses meilleurs amis, elle part découvrir la magnifique propriété isolée dont elle est désormais propriétaire. Heather va vite comprendre que du fond des caves, l’horreur n’attend qu’une occasion pour surgir…

Texas Chainsaw

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Le film commence directement après la fin des évènements du premier film de 1974 pour se poursuivre de nos jours. On nage en mer connue avec un casting cliché au possible. Il manquait le beau gosse mais il arrive, en faisant la pose, bien assez vite. Personnages secondaires inintéressants, dialogues morts-nés, situations grotesques, le film ne présente que le nécessaire pour maintenir un quelconque intérêt : une héroïne traumatisée. Et là on a du lourd avec Heather qui découvre son lien de parenté avec Leatherface, le célèbre  ! Le climax arrive assez rapidement, tout le casting y passe et c’est là que le film prend une tournure plutôt originale. Le revivement de situations et forces va pousser le film vers un aspect un peu plus psychologique sans atteindre, bien entendu, un haut niveau. Les choix de l’héroïne tend à rendre le film plus intéressant qu’il ne parait malgré encore des maladresses de script.

On nous sert  une petite vengeance intracommunauté qui est plutôt original dans la seconde moitié du film. Après Texas Chainsaw 3D reste vraiment très con entre les chutes, les dialogues bas du front et les personnages sans saveur. Si l’héroïne tout poumons dehors assure le minimum syndical à savoir la bonne combinaison : charme, cris, course, il ne reste pas grand chose pour que le film reste dans le haut du panier. Niveau esthétique, on est très loin des deux précédents remakes et Texas Chaisaw ne parvient donc jamais à maintenir l’intérêt. 

Texas Chainsaw

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