Bide aux USA, sorti directement en VOD chez nous cette semaine, The Incredible Burt Wonderstone avait tout de la comédie réussie : un casting parfait avec Jim Carrey, Steve Carell, Steve Buscemi, Olivia Wilde et le nouveau regretté James Gandolfini, un thème original -la magie- et les scénaristes de Comment j’ai tué mon boss. Hélas, mille fois hélas, la magie n’a pas pris. The Incredible Burt Wonderstone reste un film raté.

Burt Wonderstone (Carell) fait équipe avec Anton Marvelton (Buscemi) pour un spectacle de magie à Las Vegas. Doués pour la magie depuis tout petit, le duo devient finalement ringard quand Steve Gray (Jim Carrey) propose des shows plus spectaculaires.

Le début laissait augurer une comédie rythmée, percutante et originale mais rapidement, le script peine à convaincre. Carell enchaîne les grimaces mais ne fait pas rire, la faute à des gags quasi absents du film. Jim Carrey, impeccable, n’est là que sporadiquement et propose une parodie de David Blaine ou de Criss Angel avec talent. Depuis dix ans, Jim Carrey se fait moins star mais multiplie les comédies réussies, Braqueurs Amateurs, Yes Man, I Love You Philip Morris et Mr Popper (à un degré moindre). Le voir enfin en duo live (ils avaient collaboré au doublage de Horton) avec Carell était très attirant.

The Incredible Burt Wonderstone

©Warner

Le thème de la magie a offert des films plutôt réussi comme The Illusionist, The Prestige ou l’attendu Now You See me. En comédie, c’était l’occasion d’offrir un pastiche savoureux. Le manque flagrant d’idées ne permet jamais au film de décoller. La rivalité entre Wonderstone et Gray ne transparaît jamais, tout se fait dans l’intimité de Wonderstone et l’humour n’atteint jamais des sommets. Le film se perd peu à peu dans un script sans idées et ce n’est qu’en fin de métrage que l’on ressent un peu le potentiel du film. Il n’y a vraiment que la folie des tours de Steve Gray qui vient sortir le spectateur de sa léthargie. On sent Jim Carrey habité par son rôle et la grande part d’impro propulse encore son rôle. Avec son second rôle dans Kick-Ass 2, Carrey maitrise bien sa carrière au final pour celui qui allait devenir vite agaçant.

The Incredible Burt Wonderstone n’est jamais drôle, jamais constant et frôle son sujet en préférant se pencher sur les états d’âme d’un personnage qui manque de saveur et qui aurait gagner à être plus habité par Carell.