Love Lust Faith + Dreams est le quatrième album du trio américain et quatrième tentative d’univers. Après deux premiers albums orientés rock, le troisième était résolument tourné vers un pop rock stadium et une hispterisation du son et du visuel voir même un aspect latex et freaks pour le côté faussement osé.
On joue la carte de l’univers référentiel, arty en oubliant un peu ses racines rock. Les hymnes parcouraient l’album mais il manquait de quelque chose. On passe encore à une nouvelle identité avec un album LOVE LUST FAITH + DREAMS  qui est dans la lignée des derniers titres du groupe… ce qui n’était pas la meilleure des idées.

No Titres Durée
1. Birth 2:07
2. Conquistador 3:12
3. Up in the Air 4:36
4. City of Angels 5:02
5. The Race 3:40
6. End of All Days 4:51
7. Pyres of Varanasi 3:12
8. Bright Lights 4:46
9. Do or Die 4:07
10. Convergence 2:00
11. Northern Lights 4:44
12. Depuis Le Début 2:33

N’aimant absolument pas la tournure Hip-Pop Rock-Electro des titres comme Stranger, Hurricane, je vois d’un mauvais œil cet album. Le titre Up In The Air disponible depuis quelques semaines ne donnait pas envie de s’attarder plus que ça sur l’album. L’esthétique et l’univers choisis lorgnent vers la faune.. Plus ou moins douteux, la pochette de l’album et les visuels choisis pour la promo misant sur le zèbre ou le guépard étaient facilement acceptés par les fans. Vous comprenez c’est leur « monde, on ne peut pas comprendre » (dixit un fan sur Youtube).

Birth débute l’album avec des trompettes assez douces. Le chant de Jared est toujours aussi immersif et suave. La mise en condition musicale est toujours parfaite mais l’éxècution l’est moins. Le groupe serait surement parfait pour une BO de film à l’image des interludes Pyres Of Varanasi ou Convergence (petite perle cela dit)

Conquistador commence par un riff de guitare énergique, le refrain sera noyé dans des synthés assez malvenus. Le titre est plutôt dans une pop proche de OneRepublic avec des accents un peu plus rock. Une chanson qui pourra bien aller en setlist de concert tant on est devant une orgie instrumentale.

Up In The Air est le premier single de l’album. On commence avec des chants chers au groupe. Ensuite l’impression d ‘être dans une suite d’Hurricane ou de Night Of The Hunter, le genre de chansons rock electro qui ne passaient pas dans le dernier album, fait passer la chanson dans les semi-ratages. Le pré-refrain a quelques notes vraiment bonnes, l’ambiance est là mais ne tient pas. Le refrain propre n’est pas des plus recherchés. Le break à 3 minutes renvoie aux meilleurs moments de Closer To The Edge. En gros une chanson somme avec la sensation étrange d’écriture à la va-vite. Et 4 minutes 40 c’est long…

Avec City Of Angels, l’expérience electro continue. Entre deux ou trois sons Loop, Jared pose sa voix puissante. D’une douceur bienvenue, City Of Angels n’arrive cependant pas à s’astreindre du synthé qui pollue beaucoup l’album, syndrome qui avait bien gaché le LOVE part 2 d’Angels & Airwaves. Shannon Leto reste quand même maitre de ses percussions qui viennent souvent ponctuer les compositions.

Race débute avec des violons mais encore une fois des rythmiques électro s’ajoutent et Jared fait encore sa voix de lover. Dans This Is War on avait déjà Kings and Queens ou This Is War pour nous faire lever le poing et la voix avec des mélodies qui portent et qui nous font vraiment voyager. Pour l’instant, nous avons des chansons qui peinent à convaincre. Le miracle se produit pourtant à 2m30 où un gros riff vient arrêter la chanson en vol pendant trente secondes. L’espoir est là.

End Of All Days est d’une simplicité déconcertante. Un petit beat, un piano et un chant long et posé. Compo douce à l’ambiance palpable, elle arrive à imposer son style et son atmosphère.

Un clip proche deHurricane featuring Ditta Von Teese

 

Bright Lights commence très mal avec un synthé de malheur et la même voix de Jared qui se pose comme à chaque chanson. Trémolo, gémissement, lover voice est là. Finalement la chanson prend forme rapidement et s’impose d’elle-même. Encore une jolie douceur malgré des oh oh oh dispensables. Avec City Of Angels, Bright Lights est la seconde réussite formelle de l’album. Et enfin les lyrics parviennent au trip.

Do Or Die m’avait attiré à l’écoute de la preview et confirme la bonne impression. La mélodie rentre dans la tête immédiatement et l’aspect positif de la chanson marque facilement, on retrouve l’univers des meilleures compos du précédent album. Les Oh Oh oh et les synthés sont là mais il y a cette énergie communicative qui vient.

Nothern Lights, chanson laborieuse, a un faux rythme qui rend les 4 minutes assez longues. Les lyrics auraient mérité une partition plus travaillée. Depuis le Début termine l’album en trois actes. Une partie instru chantée, un électro tambour battant et une dernière façon boite à musique.

Cette dernière piste conclue un album identitaire mais aussi très éclectique. On sent beaucoup d’influence ou plutôt l’envie d’aller dans des contrées musicales différentes mais il reste à trouver une densité musicale. A peine 9 titres hors interludes et cette sensation, je le redis, de mettre du synthé dans des compos qui pourraient être des gros titres alternatifs. Jared est toujours parfait même quand il joue trop sur sa voix de lover. Le groupe évolue sans cesse, soit on adhère et on suit, soit on s’écarte doucement des autres voyageurs et on réécoute les titres un peu plus rock des précédents albums.