Le Bataclan est un peu le nouvel Elysée Montmartre, la scène pop-rock apprécie ce lieu d’une architecture original et aux possibilités nombreuses.

Le groupe londonien, The Vaccines,  a sorti son second album Coming Of Age fin de l’année dernière et a confirmé tout le bien que l’on pensait d’eux après un formidable premier album.

Dans une salle remplie de jeunes trentenaires type cadres, bref entourés de clichés ambulants adeptes de rock anglais, je m’immisce dans la fosse. Le groupe commence toute guitare dehors avec No Hope issu du second album. La foule répond de suite présente. On ne croirait pas comme ça mais les relents punks des Vaccines se ressentent encore plus en concert et les pogos sont d’une rare intensité. On ne baisse pas en énergie et Wreckin’ Bar débarque sans prévenir.

Tiger Blood et A Lack of Understanding font redescendre la tension. Le public est alors prêt à s’unir pour Wetsuit véritable hymne de festival (voyez le clip). La salle est en osmose. Je quitte la fosse pour le balcon, la scène m’est offerte. Le spectacle est tout autre.

Teenage Icon, tiré du second album, ramène tout le monde sur le droit chemin du pogo. Son refrain enlevé met le feu au Bataclan. A partir de là le groupe baisse d’un temps. Des chansons midtempos comme Under Your Thumb, All in Vain ou Post-Breakup Sex et son refrain lancinant transforme la salle en nuage de bras qui s’agitent de droite à gauche. Coup de poignard évident avec All In White, morceau favori de votre serviteur qui vient conclure une première partie d’une atmosphère douce et violente, sentiment étrange.

Melody Calling est une nouvelle composition du groupe. Les airs folk changent la donne. La salle est peu réceptive et on retombe un peu niveau ambiance. Aftershave Ocean s’oppose à  Ghost Town, question rythme et ça se voit. Le public se dégourdit les jambes sur les élans vocaux de Ghost Town. Wolf Pack met un point d’orgue à terminer la demi-heure un peu ronronnante en réveillant un peu la salle. Pas de chance Blow it up est son caractère répétitif casse le rythme mais le public est extatique et l’ambiance de stoner s’épaissit. Moment propice pour offrir I Always Knew.

Le tube If You Wanna prend le relais. La salle est conquise. Les intros quelques peux ressemblantes d’une bonne partie des compos du groupe m’a fait tilt et je n’ai que rarement retrouvé le titre de la chanson à son intro… (sic) Toujours est-il que If You Wanna possède un refrain repris en chœur par la salle.

Le set se termine sur Family Friend, petite ballade très voire trop douce. En tout cas les bras se lèvent e se balancent encore.

Le temps d’une petite pause et le groupe revient pour trois derniers titres dont une reprise de Wreckless Eric intitulée Whole Wide World, Bad Mood et ses guitares saturées et enfin Nørgaard qui termine le concert sur une note rythmée, énergique et purement rock.

Un concert à l’énergie communicative, The Vaccines ont pioché dans la quasi totalité de leurs titres. Du rock indé, post-punk aux accents britpop ont fait de Vaccines un groupe référence et il aurait été dommage de les louper lors de ce concert qui aurait fait danser les plus réfractaires.

    1. No Hope
    2. Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra)
    3. Tiger Blood
    4. A Lack of Understanding
    5. Wetsuit
    6. Teenage Icon
    7. Under Your Thumb
    8. All in Vain
    9. Post Break-Up Sex
    10. All in White
    11. Melody Calling
    12. Aftershave Ocean
    13. Ghost Town
    14. Wolf Pack
    15. Blow It Up
    16. I Always Knew
    17. If You Wanna
    18. Family Friend
    19. Whole Wide World
    20. Bad Mood
    21. Nørgaard