Centré un épisode sur le monde de Shirley n’est pas la meilleure idée de la série. On le sait, Shirley n’est jamais vraiment drôle, tout juste supportable mais s’en sort quand elle est en binôme.

Pourtant cet épisode fonctionne grâce encore à la cohésion de groupe ou à des éléments extérieurs qui viennent enrailler la machine. Jeff rencontre enfin son père pour Thanksgiving quand Shirley invite les autres pour le repas. Face à la famille et belle-famille de Shirley, Abed, Troy, Annie et Pierce se sentent vraiment à part. Ils s’isolent dans le garage et tentent de trouver une solution pour s’intégrer.
C’est là qu’Abed s’imagine dans un monde carcéral à la Shawshank. Joli hommage qui n’occulte pas du tout l’histoire. Fait par petites touches, l’hommage ose même finir par parler de Prison Break !

Cooperative Escapism in Familial Relations

Jeff lui, voit Britta l’accompagner. Le duo fonctionne toujours et même si elle est en couple avec Troy, on sent autre chose que de l’amitié. Peut-être a-t-on vraiment une belle amitié devant nous ? On ne sait pas avec la série qui n’arrive pas à définir correctement les relations. Le père de Jeff joué par James Brolin a un fils assez idiot et caractériel qui donne un peu de piquant à l’intrigue.

Finalement l’épisode est plutôt bon, sans être hilarant il est très plaisant ! L’épisode se termine par une scène plutôt sympathique qui, je pense, se veut moqueuses des fins d’épisodes de série où tout se termine bien dans la bonne humeur. On n’évite cependant pas la morale avec la voix off d’Abed mais on n’évite quand même Jeff et son discours. La saison se remet sur de bons rails mais on oublie encore Greendale pour proposer des tranches de vies des personnages. Certes ça les approfondit mais ça reste encore loin du passionnant !