Rémy Cauvin est un scientifique très médiatisé et réputé pour ses théories un peu extravagantes sur la perception des auras et la sensibilité aux champs psychiques. Ayant développé des facultés particulières, il partage sa passion des découvertes avec sa fille.

130121-LBDL-P1-668x1024Un fait divers paru dans la presse attire l’attention du scientifique : un bûcheron chevronné est mort écrasé par un arbre centenaire, le Solitaire, qu’il aurait abattu lui-même sans raison. Dans la même nuit, un enfant de dix ans a disparu sans laisser de traces. Ces faits a priori sans lien éveillent la curiosité de Rémy Cauvin qui se met en route avec sa fille. Mais la gendarmerie locale semble pressée de conclure à un accident et accepte mal la présence de ce scientifique un peu trop curieux. Rapidement, Patrice Delorme, professeur d’arts martiaux qui sait apprécier les théories du professeur, vient rejoindre la petite équipe bien décidée à mener l’enquête.
Difficile ensuite de résumer l’intrigue sans gâcher le suspense.

Convaincu qu’il est improbable que ces deux faits divers survenus dans la même nuit dans ce village tranquille n’aient aucun lien, Cauvin met tout en œuvre pour comprendre ce qui s’est réellement passé afin de tenter de retrouver le jeune garçon en vie. Les espoirs diminuent de jour en jour mais bientôt, une piste met son équipe sur la voie : le bâtiment situé aux alentours du Solitaire semble renfermer bien des secrets et le savant fou qui le dirige d’une main de fer  a des allures de Victor Frankenstein…

Ce roman oscille constamment entre intrigue policière et science fiction. Au-delà, il soulève les questions qui nous inquiètent tous silencieusement : jusqu’où peuvent aller la science et la recherche ? Où doit s’arrêter l’intérêt commun au bénéfice de l’intérêt individuel ? Car dans ce mystérieux bâtiment, règne un scientifique de génie qui se prend pour Dieu. Jusqu’où la médecine peut aller pour sauver la vie d’un être humain ? La recherche fait chaque jour des avancées formidables et nous voulons sans cesse faire reculer les limites de la science. Mais a-t-on le droit de sacrifier des hommes et des femmes pour faire un bond qui permettra de mettre la mort en échec ? Un grand pas pour l’homme, au mépris de l’humanité…

Né en janvier 1924, Gilles Morris a une très longue carrière derrière lui. Traducteur et romancier, il a plus de deux cents titres à son actif. Récompensé par le Grand Prix de Littérature policière 1955 pour “Assassin mon frère”, Gilles Morris nous propose cette fois un roman sympathique qui nous tient en haleine jusqu’au bout grâce à des rebondissements savamment distillés. L’histoire coule et se lit d’une traite. Seul bémol : la ponctuation qui alourdit sérieusement la lecture. Ca coupe la fluidité et c’est bien dommage.

 

Disponible en téléchargement : http://genese-edition.eu/librairie/polars/29-le-bout-de-l-horreur-.html

Retrouvez cette critique sur le blog d’Audrey Chevrefeuille : http://editoworld.over-blog.com/article-g-morris-le-bout-de-l-horreur-genese-edition-2013-116392494.html